À quarante-huit heures de l’ouverture officielle de la Coupe d’Afrique des nations, le Maroc s’habille aux couleurs de la compétition. Dans les grandes villes du royaume, les préparatifs touchent à leur fin et chaque détail est soigneusement réglé pour accueillir l’événement continental.

À Rabat, autour du rond-point de la gare Rabat-Ville, les équipes chargées de l’embellissement urbain sont à pied d’œuvre. Jardiniers, balayeurs et techniciens s’activent sous le regard des passants. Les massifs sont fraîchement aménagés, les espaces publics remis en ordre, donnant le sentiment que la capitale achève sa métamorphose à l’approche du coup d’envoi.
Parallèlement, le dispositif sécuritaire se déploie de manière visible. Une compétition de l’envergure de la CAN implique une vigilance renforcée, et les autorités marocaines ont multiplié les patrouilles. Aux abords des avenues jouxtant la gare, des policiers lourdement équipés surveillent les déplacements, scrutant le moindre détail afin de prévenir toute situation suspecte.

À quelques kilomètres de là, à Salé, l’effervescence monte d’un cran. La Fan Zone prend forme à grande vitesse. Les ouvriers travaillent contre la montre pour livrer les installations dans les délais, tandis que des curieux s’arrêtent régulièrement pour observer l’avancée des travaux, prendre des photos et commenter l’imminence du lancement de la compétition.
À proximité du chantier, Fouad, vendeur ambulant, profite déjà de l’engouement populaire. Sur son étal, drapeaux, casquettes, foulards, sifflets et vuvuzelas aux couleurs nationales attirent les supporters, désireux d’afficher leur attachement aux Lions de l’Atlas. « Je ne vends que des articles marocains, des drapeaux, des casquettes, des sifflets et des vuvuzelas aux couleurs du Maroc », confie-t-il.
L’impatience se fait également sentir chez les passionnés de football. Regragui, ancien arbitre aujourd’hui quinquagénaire, souligne l’intense activité qui règne dans le pays, portée par des supporters venus de tout le Maroc, mais aussi d’Europe et d’autres régions d’Afrique. S’il espère un sacre marocain, il reste prudent face à la concurrence, citant notamment le Sénégal et la qualité de ses joueurs.

La confiance est néanmoins largement partagée. Amina, une Marocaine d’une vingtaine d’années, affiche un optimisme sans faille. Convaincue que le Maroc est prêt, elle croit fermement en une victoire finale des Lions de l’Atlas, portée par la ferveur populaire et l’élan national.
À l’approche de la CAN, le Maroc apparaît ainsi fin prêt. Du nord au sud du pays, l’effervescence est palpable et le compte à rebours est désormais lancé pour une compétition qui s’annonce intense et très attendue.
Assane BA et Serigne Saliou Dème, envoyés spéciaux au Maroc








