À 24 heures de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 contre le Sénégal, le sélectionneur marocain Walid Regragui s’est montré à la fois fier du parcours de son équipe et lucide sur l’ampleur du défi qui l’attend. Présent en conférence de presse, le technicien des Lions de l’Atlas a rappelé que l’objectif était clair depuis le départ : être au rendez-vous de cette finale à domicile. Un objectif désormais atteint, synonyme de fierté et d’émotion.
Pour Regragui, disputer une finale de CAN devant son public représente un rêve absolu, aussi bien pour un joueur que pour un entraîneur. Mais il sait que le plus dur reste à faire. Face au Sénégal, qu’il considère comme l’une des meilleures équipes d’Afrique et même du monde, le Maroc devra franchir « la dernière marche », sans doute la plus difficile. Il n’a pas manqué de saluer l’adversaire, évoquant un « super coach », des joueurs de très haut niveau et un effectif riche, habitué des grands rendez-vous avec trois finales disputées lors des quatre dernières éditions.
Le sélectionneur marocain estime que cette affiche est une excellente nouvelle pour le football africain, car elle réunit deux nations majeures du continent. Après l’élimination douloureuse en Côte d’Ivoire il y a deux ans, le Maroc s’est fixé un cap clair : revenir plus fort et tenter d’entrer dans l’histoire devant ses supporters. L’enjeu dépasse le simple cadre sportif, comme l’ont également souligné les joueurs présents, conscients de ce que représente une finale de CAN pour le peuple marocain. Voir les anciens de la sélection émus après une qualification en finale est, selon eux, la preuve de l’importance de ce moment pour tout un pays.
Interrogé sur les clés de cette finale, Walid Regragui a insisté sur un point essentiel : la gestion des émotions. Selon lui, la pression repose naturellement sur le Maroc en tant que pays hôte. Le défi sera donc de jouer libéré, sans excès de tension. Il a rappelé que lors de certains matchs à élimination directe, notamment face à la Tanzanie, son équipe aurait pu être mise en difficulté dans les premières minutes. Des erreurs qui ont ensuite été corrigées contre des adversaires comme le Cameroun ou le Nigeria, preuve que le groupe apprend et mûrit.
Sa principale crainte pour cette finale est justement de voir ses joueurs se crisper, penser négativement ou se mettre une pression excessive. Pour lui, une finale reste avant tout un match de football, qu’il faut jouer avec plaisir, tout en gardant l’objectif ultime en tête : la victoire. Confiant mais prudent, Regragui sait que le Sénégal arrive avec beaucoup d’expérience et de certitudes. Malgré les critiques essuyées par les deux équipes durant la phase de groupes, les grandes nations finissent souvent par répondre présentes au moment décisif.
Le sélectionneur marocain s’attend donc à une finale très serrée, qui se jouera sur des détails. Il parle d’un match à « 50-50 », tout en reconnaissant que le public pourrait offrir un léger avantage au Maroc. Mais il prévient : rien ne sera facile, ni pour les Lions de l’Atlas, ni pour les Lions de la Teranga. Confiant dans son groupe et respectueux de l’adversaire, Walid Regragui conclut en espérant que la meilleure équipe l’emportera au terme de ce sommet du football africain. Il a rappelé que c’est très difficile pour gagner au Maroc. Walid Regragui a rappelé le match du Sénégal au stade des Martyrs mais il rappelle aussi que le Maroc aussi s’est imposé au stade des Martyrs. Le sélectionneur marocain soutient qu’il faut être super fort pour les battre même s’il reconnaît que le Sénégal a les qualités pour le faire.
Assane BA, Sérigne Saliou Dème, Tidiane Sy et Bara Sow envoyés spéciaux au Maroc







