Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a organisé, les 2 et 3 février 2026, un atelier national consacré à la préparation d’une nouvelle politique de bourses d’études et à la révision du décret n°2014-963 du 12 août 2014. Cette rencontre, à laquelle était conviée l’ensemble de la communauté universitaire, suscite toutefois une vive contestation du côté des étudiants.
À l’issue des échanges, les représentants des étudiants estiment que l’esprit de cet atelier visait principalement à remettre en cause, de manière jugée brutale, certains acquis sociaux, notamment le système de paiement des bourses. Dans un communiqué rendu public, ils disent avoir constaté avec regret la décision des autorités de supprimer les rappels de bourses, en se fondant sur le principe de non-rétroactivité.
Selon les étudiants, cette mesure a été prise de façon unilatérale, sans concertation préalable, et constitue une décision « malvenue, illégale et brutale » qui porterait atteinte à l’équité sociale ainsi qu’à la dignité de l’étudiant sénégalais. Ils dénoncent une réforme qu’ils jugent contraire aux principes de justice sociale et de protection des droits des apprenants.
Face à cette situation, l’ensemble des représentants des étudiants du Sénégal, réunis au sein de la Fédération nationale, appelle les autorités à revenir sur leur position et à rétablir immédiatement les droits qu’ils estiment injustement violés. Ils rappellent également avoir quitté l’atelier en signe de protestation, affirmant que leurs préoccupations sont restées sans réponse, les autorités ayant opposé, selon eux, un « mutisme total » aux questions soulevées.
La Fédération nationale des étudiants prévient enfin qu’elle n’exclut pas le recours à des actions coordonnées à l’échelle nationale dans les prochains jours, si aucune mesure corrective n’est prise, afin de rétablir l’étudiant dans « son droit le plus absolu ».
Emedia






