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Accueil A L'INSTANT

‎Éditorial : Prestige écorné

3 heures ago
dans A L'INSTANT, ACTUALITÉS, UNE
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VUES

‎L’Université serait-elle un … univers clos au Sénégal ? Avec son espace, son temps, son volume et ses « espèces » qui y coexistent dans un ordre désordonné, de surcroît imperceptible ? Sans doute pas ! C’est d’ailleurs faire mauvais procès à cette vénérable institution qui enjambe les époques, change mais reste la même malgré les outrages du temps ! Par nécessité, obligation lui est faite de s’adapter. Sa survie en dépend. À intervalles réguliers, le discours tente de s’adapter. En revanche, les actes suivent très peu. Or tout en son sein donne l’impression d’un immobilisme ravageur. Elle se fige dans ses « réalités ». Tandis que le monde qui l’environne agit peu sur elle pour lui imprimer un rythme ajusté, lui insuffler un nouvel élan qui s’appuierait, pour se projeter, sur la souplesse des ressorts devant lui permettre de prospérer en toutes circonstances. A-t-on ce profil d’université chez nous ?
‎
‎Dans les intentions, oui. Puisque le savoir-faire existe. Les ressources humaines sont de qualité. Car le propre de l’université consiste à former des élites influentes, parce que bien formées, dédiées en outre à transformer en mieux les problématiques dont elles se saisissent pour faire faire des progrès à la société. Nous en sommes loin toutefois. Ensuite, la perspective ne se dessine pas.
‎
‎Avec les affrontements d’hier dont le campus était le théâtre, ponctués par la mort d’un étudiant en deuxième année de médecine, Abdoulaye Ba, l’Université Cheikh Anta Diop renoue avec la violence. Les scènes, filmées de l’intérieur par des acteurs occasionnels, offrent de saisissantes images des rixes et des courses-poursuites, des lacrymogènes et des jets de pierres. L’atmosphère pesante et étouffante a agi comme le détonateur d’une nouvelle crise ayant pour origine la fermeture des restaurants et les lenteurs dans le paiement des bourses académiques.
‎
‎Cette revendication répétitive n’aurait-elle pas dû être solutionnée pour de bon ? Pourquoi une si agaçante récurrence ? Chaque mesure prise dans une visée restrictive ou privative déclenche immédiatement des réactions de rejet de la part des étudiants, fondés à s’appuyer sur le droit pour réclamer leur dû, au demeurant fort légitime. Mais que valent ces droits si, pour les obtenir, la furie s’impose comme seul mode d’action ?
‎
‎Les uns détruisent l’existant, fruit de conquêtes acquises au prix d’âpres luttes menées dans le passé par les aînés. Ils effacent ainsi de la mémoire les avantages qu’ils sont censés préserver, quitte à en rajouter à leur tour. Par ce cumul de biens enregistrés, l’Université s’enrichit plutôt que de s’appauvrir en repartant toujours de zéro.
‎
‎Face à eux, dans un duel au fleuret moucheté, se dresse une administration muette et sourde à la fois, mais ankylosée et bardée de certitudes d’un autre temps. L’incompréhension gît là ! Il ne semble pas venir à l’esprit des acteurs que ces rixes entravent toute quête de sérénité au sein de l’espace considéré.
‎
‎Payer les bourses est un impératif découlant d’un acquis quasi séculaire. Les percevoir relève d’une nécessité absolue pour les bénéficiaires qui ajoutent, comme pour inspirer pitié, leur qualité de « soutien de famille » pour légitimer la pression qu’ils exercent sur les autorités universitaires. Un tel malentendu, en grossissant, empoisonne le climat déjà tendu et vicié qui persiste et risque encore de perturber les enseignements dans les facultés.
‎
‎Une chose est de vivre décemment (logement et nourriture), une autre est d’étudier et de réussir. Ce qui paraît simple s’avère complexe en rapport avec une conjoncture sociopolitique moins souriante. Pour autant, cela n’explique ni ne justifie « l’enfer de Gaza » et l’effrayante soldatesque déployée au « front » pour calmer la fronde qui se répand.
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‎Au vu de la brutalité des actes posés et de la rudesse dans l’arrestation de certains manifestants, il y a lieu de s’interroger sur la pertinence et la cohérence de ces démarches. Sortent-elles du cadre réglementaire convenu ? Obéissent-elles au doigt et à l’œil d’une « main invisible » ? Est-elle identifiable, en définitive ? Quid des franchises universitaires ?
‎
‎Ces dernières sont mal comprises, donc mal appliquées. Fréquemment, les étudiants dénoncent le viol desdites franchises sans toutefois réduire l’université à un champ clos de rivalités politiciennes, confessionnelles ou passionnelles. Qui ferait la police en cas de débordement incontrôlé ? Mais qui a autorité pour apprécier, avant l’envoi des forces de l’ordre ? En se fondant sur les textes, il n’y a pas d’ambiguïté possible. Néanmoins, la mise en œuvre peut faire l’objet d’une approche consensuelle visant surtout à pacifier l’espace universitaire, souvent secoué par des remous de tous ordres !
‎
‎Dans ce face-à-face à enjeux multiples, le nouveau monde qu’incarne la génération nouvelle d’étudiants n’aime pas tant quelques figures du monde ancien. De ce désamour, dans une cohabitation à identités plurielles, se faufilent des tensions permanentes qui entretiennent une inquiétante latence de sentiments dissimulés.
‎
‎N’a-t-on pas déniché récemment des armes dans les résidences des étudiants ? Comment y ont-elles été introduites ? À quelle fin ? A-t-on identifié les auteurs ? Que révèlent ces caches ? À coup sûr, cette sombre affaire jette une ombre sur l’Université qui ne répond plus de son autre nom : Lumière ! Le soupçon plane. Partout. Et il est à craindre que la découverte de ce stockage ne soit l’arbre qui cache la forêt.
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‎Bien évidemment, l’Université revendique son statut de Temple du savoir. Et les étudiants affichent-ils fière allure en fréquentant ces hauts lieux de la pensée ? Un récent sondage express d’une radio de la place s’évertuait à « tester » un échantillon d’étudiants sur la figure de Cheikh Anta Diop, le parrain de l’Université éponyme. Aucun d’entre eux ne connaissait véritablement l’égyptologue ! Pas même celui-là qui a avancé une piste encourageante en le dépeignant comme le « Pharaon du savoir »… Mais à la question « qu’est-ce qu’un Pharaon ? », le sondé s’empressa d’évacuer par un furtif : « Je ne sais pas ! » Exaspérant…
‎
‎La réflexion est-elle mobilisée au sein des universités ? Aucune outrance dans cette interpellation. Il s’agit simplement de fouetter les esprits pour un retour aux fondamentaux de l’enseignement supérieur : acquis et capacités, puis adéquate insertion dans une société en quête de sursaut.
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‎De Dakar à Ziguinchor, en passant par Thiès et Saint-Louis, l’emballement est perceptible avec de forts risques d’effets de contagion. Avec le nombre accru d’universités, le savoir devrait, sabre au clair, jaillir, éclairer les voies et rehausser sa voix pour repousser les ténèbres.
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‎En bonne logique, tout le monde n’a pas accès à l’université qui a vocation à sélectionner, non sans rigueur, ceux qui présentent des aptitudes à l’excellence. Or, les effectifs augmentent au fond des amphithéâtres. Sans résultats probants ni brillants. Le trop-plein n’est nullement gage d’efficacité ou de qualité. Autant s’en convaincre et décider résolument de prendre le taureau par les cornes.
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‎En attendant, l’observation première fait état d’une précarité repoussante au sein des campus sénégalais. Les moyens manquent. Il en est de même des actifs financiers, notamment, nerfs de la guerre pour un relèvement du niveau de compétitivité des établissements et surtout des « produits » qui en sortent.
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‎Ces impairs et ces manquements n’affectent pas pour autant la notoriété de l’enseignement supérieur dispensé au Sénégal. Toutefois, d’autres pays nourrissent de retentissantes ambitions de forger des labels de formation académique. Par des offres alléchantes de financement, l’attrait pour ces destinations aiguise des appétits avec un risque d’affaiblissement du niveau en cas de départs massifs.
‎
‎Par Mamadou NDIAYE
‎

Tags: Université Cheikh Anta Diop de Dakar
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