Face aux nombreuses interrogations suscitées par l’actualité sur la transmission du virus du Sida, le Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique (MSHP) a tenu à apporter des éclaircissements et à rassurer les populations.
Le Sida est une maladie infectieuse causée par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH). Selon les autorités sanitaires, la transmission du VIH s’effectue principalement par trois voies : les rapports sexuels non protégés, le contact avec du sang contaminé et la transmission de la mère à l’enfant pendant la grossesse, l’accouchement ou l’allaitement.
Au Sénégal, la riposte nationale est coordonnée par le Conseil National de Lutte contre le Sida (CNLS). La stratégie adoptée repose sur un accès élargi aux moyens de prévention, notamment l’utilisation des préservatifs, la promotion du dépistage volontaire et l’accès universel aux traitements antirétroviraux. Grâce à ces efforts, près de 90 % des personnes vivant avec le VIH connaissent aujourd’hui leur statut sérologique. Parmi elles, 92 % bénéficient d’une prise en charge efficace qui empêche la transmission du virus.
Les autorités soulignent que les nouvelles infections ont considérablement diminué ces dernières années. Par ailleurs, l’amélioration de l’accès aux traitements a permis d’augmenter l’espérance et la qualité de vie des personnes vivant avec le VIH, contribuant ainsi à réduire la propagation du virus au sein de la population générale.
Le ministère rappelle que le dépistage est disponible dans les structures sanitaires publiques ainsi qu’auprès de partenaires communautaires. Il est gratuit, volontaire et confidentiel, permettant à chacun de connaître son statut sérologique en toute sécurité.
Un traitement efficace et gratuit est également accessible dans les hôpitaux et centres de santé des 14 régions du pays. Les patients sous traitement peuvent atteindre une charge virale indétectable ; dans ce cas, ils ne transmettent plus le virus, ni à leur partenaire, ni à leur enfant pour les femmes enceintes.
Le MSHP assure que toutes les mesures nécessaires à la protection de la santé publique continuent d’être mises en œuvre, en collaboration avec les acteurs sanitaires, communautaires et institutionnels. Il appelle les populations à faire preuve de retenue et à éviter toute stigmatisation, qui pourrait compromettre la continuité des soins et mettre en danger des vies, notamment celles d’enfants et d’adolescents nés avec le VIH.
Enfin, le ministère réaffirme l’engagement des structures de santé à garantir des soins de qualité dans le respect de la dignité humaine, de la confidentialité, de l’éthique et des règles déontologiques. Il lance un appel à la responsabilité collective et à la solidarité nationale pour poursuivre efficacement la lutte contre le VIH/Sida.
Emedia








