Réuni ce lundi 23 février 2026 à Dakar, au siège du SAEMSS, le Cadre unitaire des syndicats les plus représentatifs du secteur de l’Éducation et de la Formation (G7) a évalué son quatrième plan d’actions avant d’annoncer une nouvelle série de mouvements d’humeur. Les syndicats dénoncent une « inertie » du gouvernement dans la matérialisation des accords signés et fustigent une décision « unilatérale et arbitraire » revenant, selon eux, sur des acquis obtenus de haute lutte.
Dans son communiqué, la plénière du G7 déplore la situation « difficile » que traverse actuellement l’école sénégalaise. Les responsables syndicaux pointent notamment le non-respect des engagements pris par les autorités et l’absence de rencontre de monitoring avec la partie syndicale, pourtant attendue pour examiner les préoccupations du secteur et apporter des réponses diligentes.
Le cadre unitaire dit toutefois saluer les initiatives de la COSYDEP ainsi que celles de la Commission Éducation, Jeunesse, Sports et Loisirs de l’Assemblée nationale, qui ont entrepris des démarches pour favoriser l’apaisement du climat scolaire et relancer le dialogue entre les acteurs.
À l’issue de l’évaluation de son quatrième plan d’actions, le G7 se félicite du fort taux de suivi des mots d’ordre de grève, de débrayage et de boycott des évaluations. Il souligne également le bon déroulement des assemblées générales départementales, la réussite des rassemblements programmés et l’efficacité de la stratégie de communication adoptée.
Toutefois, les syndicats indiquent avoir constaté une forclusion dans le dépôt des lettres d’information auprès des préfets pour la tenue de rassemblements au niveau des Inspections d’Académie. En conséquence, ces manifestations sont reportées à la semaine prochaine. Le G7 appelle l’ensemble des enseignants du Sénégal à rester mobilisés pour assurer le succès des prochaines actions.
Se disant soucieux de l’avenir du système éducatif et de son rôle central dans la transformation du capital humain, le cadre unitaire réaffirme son « intransigeance » quant à la prise en charge des revendications. Il exige du gouvernement des réponses « concrètes et définitives » pour l’apurement du passif social.
Dans cette dynamique, le G7 décrète un cinquième plan d’actions. Il prévoit un débrayage à 9 heures le mercredi 25 février 2026, suivi d’assemblées générales départementales. Une grève totale est annoncée pour le jeudi 26 février. La mobilisation se poursuivra la semaine du 2 mars avec un débrayage à 9 heures le lundi 2 mars, suivi de rassemblements au niveau des Inspections d’Académie, puis une grève totale le mardi 3 mars. Une nouvelle grève totale est programmée pour le vendredi 6 mars 2026.
Le boycott des évaluations, des cellules d’animation pédagogique, de la formation initiale des élèves-maîtres ainsi que des activités sportives est maintenu. Les syndicats exigent en outre la transmission obligatoire, par académie, de la situation relative au boycott.
Emedia






