Réunis à Riyad le 18 mars 2026, les ministres des Affaires étrangères de douze pays arabes et musulmans ont appelé l’Iran à « cesser immédiatement » ses attaques, au terme d’une réunion consultative consacrée à la montée des tensions régionales.
Dans une déclaration conjointe, les représentants du Qatar, de l’Azerbaïdjan, de Bahreïn, de l’Égypte, de la Jordanie, du Koweït, du Liban, du Pakistan, de l’Arabie saoudite, de la Syrie, de la Turquie et des Émirats arabes unis ont fermement condamné les frappes iraniennes menées à l’aide de missiles balistiques et de drones. Selon eux, ces attaques ont visé des zones résidentielles, des infrastructures civiles, des installations pétrolières, des aéroports ainsi que des bâtiments diplomatiques.
Les ministres ont dénoncé des actes « injustifiables », contraires au droit international et au droit international humanitaire. Ils ont également rappelé le droit des États à se défendre conformément à la Charte des Nations unies, tout en appelant à privilégier la voie diplomatique pour éviter une escalade dans la région.
Le communiqué souligne que l’avenir des relations avec Téhéran dépendra de son respect de la souveraineté des États et de sa non-ingérence dans leurs affaires internes. Les signataires ont également exhorté l’Iran à ne pas utiliser ses capacités militaires pour menacer ses voisins.
Les participants ont insisté sur la nécessité pour l’Iran de se conformer à la résolution 2817 (2026) du Conseil de sécurité des Nations unies, qui exige la cessation immédiate des attaques et de toute action provocatrice. Ils ont aussi appelé à mettre fin au soutien aux groupes armés affiliés dans plusieurs pays arabes.
Par ailleurs, les ministres ont mis en garde contre toute tentative de perturber la navigation internationale dans le détroit d’Ormuz ou en mer Rouge, notamment au niveau du Bab el-Mandeb, des points stratégiques pour le commerce mondial.
La réunion a également été l’occasion de réaffirmer le soutien à la souveraineté du Liban et au renforcement de l’autorité de l’État sur l’ensemble de son territoire. Les participants ont, dans le même temps, condamné les actions d’Israël au Liban, dénonçant une politique jugée expansionniste.
Les douze pays ont enfin réitéré leur engagement à poursuivre la coordination et les consultations afin de suivre l’évolution de la situation et adopter des mesures communes visant à préserver la sécurité, la stabilité et la souveraineté dans la région.
Emedia







