Dans un contexte mondial et sous-régional marqué par une instabilité croissante, l’association « Présence Chrétienne » a organisé, ce mardi 24 mars à l’hôtel Axil de Dakar, un atelier-débat crucial. Inscrite dans le programme « Saxal Jamm », cette rencontre vise à anticiper les crises et à renforcer le modèle de vivre-ensemble sénégalais.
Un diagnostic face aux crises multiformes
Pour Paul Dominique Correa, président de l’association, l’urgence est de passer à l’action concrète. « Nous nous sommes retrouvés ici pour un atelier de dialogue et de concertation sur les questions de paix et de cohésion sociale », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité de formuler des recommandations fortes pour consolider la démocratie participative et la participation citoyenne.
L’ambition est claire : maintenir le statut du Sénégal comme une « démocratie apaisée » tout en restant vigilant face aux crises qui secouent le monde et la sous-région. « Comment nous, Sénégalais, toutes religions confondues et toutes catégories sociales confondues, pouvons-nous renforcer cette dynamique interne ? », s’interroge M. Correa.
Le projet « Saxal Jamm » comme levier
Cette initiative s’insère dans le cadre plus large du projet « Saxal Jamm », mis en œuvre par le consortium COSCE / ONG 3D / GRADEC. Ce programme repose sur trois piliers essentiels, dont le premier est la prévention et la gestion des tensions via des mécanismes de veille et de médiation dans les zones dites sensibles.
L’atelier de ce mardi a permis de mettre en lumière plusieurs pistes d’action :
• La mise en place de cadres de veille pour identifier les vulnérabilités sociales et syndicales avant qu’elles ne dégénèrent en conflits.
• La promotion d’un dialogue inclusif entre les communautés et les institutions.
• L’engagement citoyen des chrétiens, conformément à la mission de l’association créée en 1992, pour une société au service du bien commun.
Un message au reste du monde
Au-delà des frontières nationales, « Présence Chrétienne » souhaite que les conclusions de cet atelier servent de modèle. Le thème choisi, axé sur la cohésion nationale, se veut un message d’espoir venant du Sénégal, perçu comme un laboratoire du vivre-ensemble entre religions et cultures.
« Il s’agit d’aller vers des choses concrètes en termes de prévention des conflits, car les tensions ne manquent pas », a conclu Paul Dominique Correa, rappelant que la paix est une construction permanente qui nécessite la vigilance de tous les instants.
Emilia Ndiaye, stagiaire






