Le rapport trimestriel d’exécution du budget de l’État, publié par le ministère des Finances et du Budget, retrace la situation des finances publiques à fin décembre 2025, conformément aux dispositions de la loi organique relative aux lois de finances et au Code de transparence dans la gestion des finances publiques. Le document met en lumière une exécution globalement maîtrisée du budget, dans un environnement économique international marqué par une croissance stable.
Au niveau mondial, l’économie est restée résiliente en 2025 avec une croissance estimée à 3,3 %, malgré des tensions géopolitiques et commerciales. Dans la zone euro, la reprise s’est consolidée à 1,4 %, tandis que les économies émergentes, notamment la Chine et l’Inde, ont maintenu des niveaux de croissance soutenus. En Afrique subsaharienne, l’activité économique a progressé de 4,4 %, portée par les réformes structurelles et la stabilité macroéconomique dans plusieurs pays.
Dans ce contexte, l’économie sénégalaise a poursuivi sa dynamique avec une croissance estimée à 6,7 % en 2025, tirée notamment par l’agriculture et l’exploitation des hydrocarbures. Dans l’espace UEMOA, la croissance est également ressortie à 6,7 %, confirmant la bonne orientation de la région.
Sur le plan budgétaire, les recettes du budget général ont été mobilisées à hauteur de 4.477,1 milliards de francs CFA, pour un objectif de 4.531,1 milliards, soit un taux de réalisation de 98,8 %. Les recettes fiscales se sont établies à 4.087,4 milliards, en hausse de 10,3 % par rapport à 2024, traduisant une amélioration de la mobilisation des ressources internes. Les recettes non fiscales ont dépassé les attentes avec 287,4 milliards, soit un taux de réalisation de 111,1 %, tandis que les dons ont été exécutés à 60,2 % des prévisions.
Les dépenses totales du budget général ont atteint 5.864,6 milliards de francs CFA, représentant 93,9 % des prévisions de la loi de finances rectificative 2025. Les dépenses ordinaires, exécutées à hauteur de 4.392,9 milliards, ont été principalement tirées par la masse salariale, les transferts courants et les charges de la dette. Les dépenses en capital se sont établies à 1.471,8 milliards, avec un taux d’exécution de 78,4 %, porté par les investissements publics et les financements extérieurs.
Le déficit budgétaire s’est établi à 1.387,5 milliards, soit 6,44 % du PIB, en amélioration par rapport à la cible initiale de 7,82 %. L’apurement des arriérés de paiement a atteint un taux de réalisation de 94,6 %, traduisant une gestion active des engagements de l’État.
Sur le plan de la trésorerie, les ressources mobilisées ont atteint 5.376,3 milliards, couvrant presque intégralement les charges de trésorerie estimées à 5.371,8 milliards, dégageant un léger excédent. Le Fonds national de Retraite a également affiché un excédent de 38,9 milliards, confirmant son équilibre financier.
Les organismes publics ont, pour leur part, exécuté 1.539,4 milliards sur un budget global de 2.362,6 milliards, soit un taux de 65,2 %, avec une prédominance des dépenses de fonctionnement.
Dans son ensemble, le rapport souligne une gestion budgétaire jugée stable, dans un contexte économique international favorable mais toujours marqué par des incertitudes, tout en mettant en avant la consolidation progressive des performances fiscales et macroéconomiques du Sénégal.
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