Le dénouement du dossier West African Energy (WAE), désormais contrôlée à 100 % par la Senelec, met en lumière l’implication déterminante du Premier ministre Ousmane Sonko et de l’homme d’affaires Harouna Dia dans la résolution d’un conflit qui paralysait un projet énergétique stratégique.
À l’origine du processus, Harouna Dia, alors principal actionnaire de WAE, avait entrepris des démarches pour alerter les autorités sénégalaises sur la situation de blocage liée à des différends judiciaires entre partenaires. Selon des propos rapportés par L’Observateur, il avait directement saisi Ousmane Sonko à Ouagadougou en mai 2025, en marge d’une rencontre avec la communauté sénégalaise vivant au Burkina Faso, afin de solliciter son intervention.
Se présentant comme l’initiateur de cet appel à l’aide, l’homme d’affaires souligne avoir plaidé pour une implication des plus hautes autorités afin de préserver l’avenir du projet de centrale électrique de 366 MW à Cap des Biches. Il rappelle également avoir échangé en amont avec le chef du gouvernement dès décembre 2024 sur cette crise.
De son côté, Ousmane Sonko avait alors pris en compte les préoccupations exprimées, affichant sa volonté de défendre les intérêts nationaux dans ce dossier sensible. Son engagement a contribué à accélérer les discussions et à favoriser une issue, permettant à la Senelec de reprendre entièrement le contrôle de WAE.
Cette intervention conjointe a permis de lever les obstacles qui freinaient le projet, ouvrant la voie à sa relance. L’opération s’est traduite par une restructuration du capital, passé de 4 à 16 milliards de francs CFA, consolidant ainsi la viabilité financière de l’entreprise et sécurisant un investissement clé pour le secteur énergétique sénégalais.
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