En déplacement dans le sud du pays, le secrétaire général du CUSEMS, Aliou Diouf, a fait le point sur la signature récente d’un protocole d’accord avec l’État du Sénégal, après plusieurs semaines de grève dans le secteur de l’éducation. Présent à Ziguinchor depuis dimanche, il explique que cette tournée vise à informer les enseignants à la base des conclusions issues des négociations.
Selon lui, cette démarche de restitution s’inscrit dans une logique de décentralisation, consistant à aller à la rencontre des enseignants sur le terrain afin de partager les tenants et aboutissants des accords signés et garantir une compréhension commune. Après l’étape de Ziguinchor, la délégation est attendue à Kolda, où elle prévoit également de célébrer la fête du Fête du Travail avec les militants.
Revenant sur la forte mobilisation enregistrée dans le sud du pays durant la grève, Aliou Diouf estime qu’il était essentiel de venir rendre compte aux enseignants qui se sont particulièrement distingués par leur engagement. Toutefois, la question du rattrapage des heures perdues reste au cœur des préoccupations.
À ce sujet, le responsable syndical souligne que la décision finale revient à l’État, mais insiste sur la nécessité d’une concertation avec les syndicats. Plusieurs pistes sont envisagées, notamment un réaménagement du calendrier scolaire ou une réduction de certains programmes jugés trop lourds, afin d’éviter de pénaliser les élèves, en particulier ceux en classe d’examen.
Il rappelle également que des discussions sont prévues entre le ministère de l’Éducation nationale et les syndicats du G7 pour trouver une solution adaptée, d’autant plus que le calendrier scolaire pourrait être impacté par l’organisation prochaine des Jeux Olympiques de la jeunesse.
Concernant les séances de rattrapage, Aliou Diouf indique que les enseignants ont toujours pris l’initiative d’organiser des cours supplémentaires, souvent de manière bénévole, y compris les week-ends. Néanmoins, il estime qu’une décision officielle serait préférable, notamment en ce qui concerne une éventuelle prolongation de l’année scolaire.
Enfin, il conditionne l’engagement accru des enseignants dans les rattrapages à la restitution des salaires ponctionnés durant la grève, qu’il considère comme un préalable indispensable.
Emedia







