À l’occasion de la célébration de la fête internationale du Travail, le Centre régional des œuvres universitaires et sociales (CROUS) a réuni travailleurs, responsables syndicaux et anciens agents autour d’une cérémonie marquée par un appel fort à l’unité, à la consolidation du dialogue social et à la reconnaissance des bâtisseurs de l’institution.
À l’image des grandes institutions publiques, le CROUS a célébré, ce 1er mai 2026, la fête du Travail dans une atmosphère empreinte de solennité et de convivialité. Autorités administratives, représentants syndicaux, anciens directeurs et agents ont pris part à cette rencontre qui se voulait avant tout un moment de communion et de rassemblement.
Dans son allocution, le directeur du CROUS, Babacar Diop, a donné le ton en insistant sur la portée particulière de cette édition. Selon lui, « cette année n’est pas une année comme les autres », car elle consacre « une étape importante dans l’histoire du CROUS : celle du rassemblement, de l’unité retrouvée et de la communion autour de l’essentiel ». Une déclaration qui traduit la volonté affichée de tourner la page des divisions pour engager l’institution sur la voie d’une cohésion renforcée.
Revenant sur les dynamiques internes, il a reconnu la pluralité des organisations syndicales et des sensibilités qui coexistent au sein du CROUS. Une réalité qu’il dit comprendre, tout en rappelant avec force que « ce qui nous unit est infiniment plus grand que ce qui nous distingue ». Dans cette perspective, il a salué l’esprit d’ouverture des partenaires sociaux et leur adhésion à l’organisation d’une célébration commune, qu’il considère comme un signal fort en faveur du dialogue social.
Pour le directeur, le CROUS ne se limite pas à une simple structure administrative. Il s’agit avant tout d’une communauté humaine, « une grande famille faite de femmes courageuses, d’hommes engagés et de serviteurs profondément attachés au service public ». Évoquant son propre parcours, il a rappelé avec émotion ses années d’étudiant, marquées par un fort sentiment d’appartenance, avant de lancer une formule appelée à marquer les esprits : « Croussiens un jour, Croussiens pour toujours ».
Cette dimension humaine s’est particulièrement illustrée à travers l’hommage rendu aux anciens directeurs, salués pour leur rôle dans la construction de l’institution. « Vous avez tracé les sillons que nous continuons de labourer », a déclaré Babacar Diop, soulignant la continuité entre les générations et la nécessité de préserver cet héritage.
Mais c’est surtout le moment dédié aux agents admis à la retraite qui a suscité le plus d’émotion. Après plusieurs décennies de service, ces hommes et ces femmes ont été honorés pour leur engagement et leur fidélité. « On ne quitte pas le CROUS comme on quitte un simple emploi. On quitte une partie de sa vie », a affirmé le directeur, décrivant les retraités comme « la mémoire vivante de cette maison » et « les bâtisseurs silencieux de notre présent ».
La cérémonie a également été marquée par un moment de recueillement en mémoire des agents disparus. L’institution a rendu hommage à feu Masseck Ngom, feu Bassirou Dieye ainsi qu’à la regrettée Arame Sidy Lo, dont la disparition récente a profondément affecté la communauté. Des prières ont été formulées pour le repos de leurs âmes, dans un moment empreint de sobriété et de respect.
Au-delà du caractère commémoratif, cette célébration a servi de cadre pour tracer les perspectives d’avenir. Le directeur a appelé à renforcer l’unité, à promouvoir davantage de justice organisationnelle et à consolider les mécanismes de dialogue interne. « Le CROUS de demain se construira avec davantage d’unité, davantage de justice, davantage de dialogue et davantage d’ambition », a-t-il affirmé, avant de conclure par un message mobilisateur : « Lorsqu’une institution est unie, rien ne peut l’arrêter ».
La cérémonie s’est achevée dans une ambiance chaleureuse, marquée par des échanges fraternels entre les différents acteurs. Au-delà des discours, c’est un esprit de solidarité renouvelé qui semble s’être installé, confirmant la volonté du CROUS de faire de l’unité le socle de son développement futur.
Momar Alice NIANG







