La scène musicale gospel sénégalaise s’enrichit d’une nouvelle voix. Laure Adama Preira, connue sous le nom d’artiste Laure de Jésus, a procédé samedi au lancement officiel de son premier album intitulé « Jésus, source de ma vie » à Mbour.
Devant un public composé de parents, d’amis et de proches venus la soutenir, la jeune artiste a livré une prestation remarquée. Vêtue d’une robe noire étincelante ornée d’une croix blanche, elle a captivé l’assistance dès son entrée en scène.
Fruit de plusieurs années de travail, cet opus est le résultat d’une collaboration étroite avec une équipe de production comprenant producteur, beatmaker et ingénieur du son. « Cet album est le fruit d’un travail de longue haleine. J’y partage des témoignages personnels et un message de paix et de réconciliation avec Dieu. Certaines chansons sont nées d’inspirations, de songes et de rêves », a confié l’artiste.
Portée par sa foi chrétienne, Laure de Jésus affirme avoir trouvé dans la musique un moyen d’expression spirituel. « Dieu est l’essence même. Il m’a donné le don de chanter, ainsi que la volonté et le courage d’avancer. J’aime vivre ma foi et partager le bonheur qu’elle me procure », a-t-elle déclaré.
Titulaire d’un baccalauréat scientifique (S2) obtenu en 2019 au lycée de Saly et formée en journalisme, la chanteuse dit avoir choisi de consacrer sa carrière à la musique religieuse. Elle reconnaît toutefois les défis liés à cet engagement : « Porter la lumière implique des sacrifices. Il faut savoir porter sa croix et avancer. »
L’émotion était également au rendez-vous lors de l’intervention de son père, qui lui a adressé un message de soutien appuyé, saluant son talent et l’encourageant à persévérer.
Composé de dix titres, dont « Acclamez le Dieu vivant », « Enfants de Dieu », « Diappal » et « My Brother », l’album a été produit par Étienne Gueye, un jeune originaire de Mbour revenu au pays après ses études.
À cette occasion, le producteur a lancé un appel aux autorités locales pour un meilleur accompagnement des artistes de la région. Il a notamment déploré le manque d’infrastructures culturelles, précisant que le lancement s’est tenu dans son propre studio faute de salle de spectacle adaptée.
Aboubakry Kane







