Le groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal est monté au créneau après la décision du président Bassirou Diomaye Faye de solliciter une seconde lecture de la loi modifiant l’article L29 et abrogeant l’article L30 du Code électoral.
Dans un communiqué, les députés de l’opposition rappellent avoir eux-mêmes suggéré cette possibilité au chef de l’État. Toutefois, ils dénoncent la rapidité avec laquelle la procédure a été engagée au niveau de l’Assemblée nationale.
Selon Takku Wallu Sénégal, le président de l’Assemblée nationale a immédiatement convoqué le bureau de l’institution à 10 heures, suivi de la conférence des présidents à 16 heures, de la Commission des lois à 17 heures, avant la tenue d’une séance plénière prévue dès le lendemain à 11 heures.
Le groupe parlementaire considère cette démarche comme une « manœuvre cavalière de mauvais aloi » destinée, selon lui, à utiliser l’Assemblée nationale dans le cadre d’un bras de fer politique avec le président de la République.
Takku Wallu Sénégal estime qu’aucune urgence ne justifiait une telle accélération de la procédure parlementaire. Les députés dénoncent une violation du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, affirmant que les délais habituels n’ont pas été respectés.
Le groupe accuse également le président de l’Assemblée nationale d’avoir ignoré les remarques formulées par certains parlementaires au cours des discussions.
Face à cette situation, Takku Wallu Sénégal annonce refuser de s’associer à ce qu’il qualifie de « forfaiture » et appelle les députés à prendre leurs responsabilités afin que l’Assemblée nationale « ne soit pas le bras armé d’un groupuscule dans une guerre politique qui ne devrait pas la concerner ».
Le groupe parlementaire estime par ailleurs qu’une crise institutionnelle est désormais installée et que le conflit politique s’est déplacé au sein même de l’hémicycle.
Dans son communiqué, Takku Wallu Sénégal appelle enfin à mettre un terme immédiat à ce qu’il considère comme un « mauvais jeu politicien », affirmant agir dans « l’intérêt exclusif du peuple sénégalais ».
Emedia






