Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé l’envoi d’une mission au Sénégal durant la semaine du 15 juin afin de poursuivre les discussions techniques avec les autorités sénégalaises. Cette visite intervient dans un contexte politique inédit, marqué par le départ d’Ousmane Sonko de la Primature et la mise en place d’un nouveau gouvernement dirigé par Ahmadou Al Aminou Lo.
Selon des informations rapportées par Reuters, le conseil d’administration du FMI ne devrait pas encore se prononcer sur la dérogation sollicitée par le Sénégal dans le dossier des déclarations erronées de dette publique. Cette dérogation demeure une condition essentielle pour permettre au pays de renouer avec les financements de l’institution financière internationale.
Des sources proches du dossier indiquent toutefois que les échanges entre Dakar et le FMI progressent dans un climat jugé positif. Si aucun calendrier officiel n’a encore été arrêté pour un vote du conseil d’administration, plusieurs observateurs estiment qu’une issue favorable pourrait intervenir avant la fin de l’année.
Le Sénégal cherche à tourner la page de la crise provoquée par la découverte de dettes non déclarées ayant conduit à la suspension du précédent programme de financement du FMI, évalué à 1,8 milliard de dollars. Depuis lors, les autorités ont engagé un vaste travail de réévaluation des comptes publics et de renforcement des mécanismes de gouvernance financière.
Dans une communication adressée à ses administrateurs, le FMI a salué les efforts entrepris par l’État sénégalais pour certifier les chiffres définitifs de la dette, améliorer la transparence budgétaire et poursuivre les investigations relatives aux irrégularités constatées dans la gestion des finances publiques.
La mission attendue à Dakar à la mi-juin pourrait ainsi constituer une étape déterminante dans les négociations en vue d’un nouveau programme de coopération entre le Sénégal et le FMI. Pour les nouvelles autorités gouvernementales, l’objectif est de rétablir la confiance des partenaires internationaux, préserver la stabilité macroéconomique du pays et obtenir les financements nécessaires à la mise en œuvre de leurs priorités économiques et sociales.
Le dossier reste toutefois étroitement surveillé par les marchés et les bailleurs de fonds internationaux, alors que le Sénégal traverse une phase de transition politique majeure et cherche à consolider sa crédibilité financière sur la scène internationale.
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