Invité d’EMEDIA (ITV et iRadio), Me Doudou Ndoye, avocat au barreau de Dakar et ancien ministre de la Justice, s’est exprimé sur les rapports de force entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif au Sénégal.
Selon lui, dans un contexte de blocage institutionnel entre le président de la République et l’Assemblée nationale, le chef de l’État pourrait envisager la voie référendaire pour soumettre au peuple la question de la dissolution de l’institution parlementaire. L’ancien garde des Sceaux a rappelé le précédent de 2001, lorsque le président Abdoulaye Wade, confronté à une majorité socialiste à l’Assemblée nationale, avait pris un décret convoquant un référendum dans le cadre d’une réforme institutionnelle.
Me Ndoye souligne que le Conseil constitutionnel, saisi à l’époque, s’était déclaré incompétent pour se prononcer sur cet acte, qu’il considérait comme relevant de la conduite des affaires de l’État. Pour l’avocat, lorsqu’une impasse politique ou institutionnelle s’installe durablement, la solution la plus légitime consiste à redonner la parole au peuple souverain afin qu’il tranche.
Si le président Bassirou Diomaye Faye devait s’orienter vers une telle démarche, celle-ci pourrait entraîner une profonde recomposition du paysage politique sénégalais et ouvrir une nouvelle séquence institutionnelle dans le pays.
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