Le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) hausse le ton à propos de l’organisation des prochaines élections territoriales au Sénégal. Dans une déclaration rendue publique ce mercredi 5 août 2026 à Dakar, la Conférence des leaders de la coalition d’opposition affirme que le processus électoral accuse un retard préoccupant et appelle le gouvernement à engager sans délai des concertations avec les acteurs politiques.
Le FDR rappelle qu’en réponse à une correspondance adressée le 6 mars 2026, l’ancien ministre de l’Intérieur avait assuré que les élections territoriales se tiendraient dans les délais fixés par le Code électoral. Toutefois, la coalition estime que les engagements pris ne sont plus compatibles avec la situation actuelle et considère que le scrutin ne pourra plus être organisé avant l’échéance légale du 17 janvier 2027.
Pour étayer sa position, le Front évoque plusieurs retards dans le calendrier électoral. Il souligne notamment que le montant de la caution des candidatures, qui doit être fixé au plus tard le 20 août 2026 à l’issue de concertations, n’a toujours pas été arrêté. La coalition relève également qu’aucune initiative n’a été prise en vue de la convocation des électeurs ni de l’ouverture du dépôt des listes de candidatures pour les élections départementales et municipales, pourtant attendues au cours de la deuxième quinzaine d’octobre.
Le FDR déplore par ailleurs l’absence de révision des listes électorales. Selon lui, ni la révision ordinaire, censée débuter le 1er février 2026, ni une éventuelle révision exceptionnelle n’ont été lancées, une situation qui, d’après la coalition, compromet davantage le respect du calendrier électoral.
Dans sa déclaration, le Front accuse les autorités de maintenir volontairement une situation d’incertitude politique susceptible de conduire à une prolongation des mandats des élus locaux au-delà des délais prévus par la loi. Il estime qu’un tel scénario porterait atteinte aux principes démocratiques ainsi qu’à la légitimité des institutions territoriales.
Face à cette situation, le FDR appelle les partis politiques, les organisations de la société civile et l’ensemble des citoyens à se mobiliser pour exiger l’ouverture immédiate d’un dialogue avec le gouvernement. La coalition affirme que cette concertation est indispensable pour garantir la transparence du processus électoral, le respect des échéances légales et la crédibilité des prochaines élections territoriales.
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