Un nouvel incident impliquant des installations électriques de la Senelec suscite l’inquiétude à Ziguinchor. Dans le quartier Djéfaye, situé à proximité du stade Aline Sitoé Diatta, plusieurs têtes de bétail ont été électrocutées au niveau d’un poste électrique à haute tension, relançant les préoccupations sur la sécurité des infrastructures électriques en cette période d’hivernage.
Selon les informations recueillies, une chèvre a d’abord trouvé la mort sur les lieux. Le lendemain, aux environs de 17 heures, deux bovins de grande valeur ont également été foudroyés. Il s’agit notamment d’un taureau de race Holstein et d’une vache gestante appartenant à un membre de la Coopérative des Éleveurs du Sud. Les pertes financières sont estimées entre 3 et 4 millions de francs CFA.
Au-delà du préjudice économique subi par l’éleveur concerné, les responsables de la coopérative dénoncent un danger permanent pour les populations. La zone est quotidiennement fréquentée par de nombreux piétons, notamment des jeunes qui empruntent cet itinéraire pour se rendre au stade Aline Sitoé Diatta, ainsi que par des véhicules de transport. Pour Moussa Sané, président de la Coopérative des Éleveurs du Sud, une catastrophe humaine a été évitée de justesse. Il appelle la Senelec à procéder, sans délai, à une inspection et à une remise en état de ses installations électriques avant, pendant et après la saison des pluies.
Cet incident intervient dans un contexte où la coopérative poursuit plusieurs initiatives destinées à moderniser l’élevage dans la région, notamment à travers des campagnes de vaccination du cheptel et un projet d’aménagement du site de Djibanghor. Estimant que les acteurs de l’élevage dans le sud du pays ne bénéficient pas d’un accompagnement suffisant, les responsables de la coopérative interpellent les autorités étatiques. Ils réclament un soutien financier et structurel afin de sécuriser les investissements des éleveurs, renforcer la production locale et contribuer à réduire la dépendance aux importations de bétail, particulièrement à l’approche des grandes fêtes religieuses comme la Tabaski.
Emedia








