Le mouvement Diant Bi poursuit ses actions sociales avec une nouvelle initiative en faveur de ses membres. À Ziguinchor, son président, Lamine Mané, économiste, gestionnaire de marchés, auditeur et contrôleur des marchés publics, ainsi qu’ingénieur des travaux de planification, a annoncé le financement des cellules féminines du mouvement. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de lutte contre la précarité des femmes et de promotion de leur autonomisation économique.
Selon Lamine Mané, cette opération concerne l’ensemble des cellules mises en place à Ziguinchor. Composées chacune d’au moins 50 membres, ces structures représentent plus de 2 000 personnes, compte tenu des quelque 40 cellules concernées. Le responsable affirme que toutes ont bénéficié de ce financement, destiné à soutenir les femmes dans leurs activités et à renforcer leur capacité à contribuer au développement de leurs familles.
« Le mouvement Diant Bi est un mouvement qui œuvre dans le social. Et qui dit social, dit politique », a-t-il expliqué, soulignant la volonté de son organisation de conjuguer engagement social et action politique.
Pour le président de Diant Bi, le soutien aux femmes constitue un levier essentiel de développement. Il estime que leur autonomisation financière leur permettra de mieux prendre en charge les besoins quotidiens de leurs ménages, mais également d’assurer l’avenir de leurs enfants, notamment à travers l’achat des fournitures scolaires à l’approche de la rentrée.
S’agissant du montant mobilisé, Lamine Mané a d’abord préféré rester discret, avant d’indiquer que l’enveloppe globale tourne autour de « 20 et quelques millions ». Il s’agit, selon lui, de la deuxième édition de cette initiative de financement, dont la reconduction témoigne de l’importance accordée au soutien financier des femmes du mouvement.
Au-delà de sa dimension sociale, cette rencontre a également permis à Lamine Mané de réaffirmer l’ancrage de Diant Bi à Kiiray, à Ziguinchor, où le mouvement entend poursuivre son travail de proximité et renforcer sa présence auprès des populations. À travers le financement des cellules féminines, le président souhaite consolider les liens avec les militantes et encourager leur participation aux initiatives de développement local.
Sur le plan politique, Lamine Mané a tenu à adresser ses remerciements à Yankhoba Diémé, ministre des Forces armées du Sénégal, pour le travail de massification qu’il mène. Il a salué les efforts déployés pour élargir la base militante et renforcer la présence du parti présidentiel sur le terrain, considérant cette dynamique comme un élément important dans la consolidation de l’engagement politique et social.
Le président de Diant Bi a également réaffirmé ses ambitions politiques à Ziguinchor, où son mouvement entend poursuivre son implantation et renforcer sa présence auprès des populations. Il mise notamment sur les actions sociales, l’accompagnement des femmes et la mobilisation des différentes cellules pour consolider son ancrage local.
Revenant sur la situation de Ziguinchor, ville où il est né et a grandi avant de rejoindre Dakar, Lamine Mané a critiqué la gestion municipale. Selon lui, la ville n’a pas connu de transformations significatives au cours des quatre dernières décennies. Il a notamment dénoncé ce qu’il considère comme un manque de visibilité de l’action du maire auprès des populations, particulièrement des élèves.
Le responsable politique a également exprimé sa déception face au bilan qu’il attribue au PASTEF, estimant que les attentes des Sénégalais n’ont pas été satisfaites. Ses critiques s’inscrivent dans un discours politique axé sur la nécessité d’une meilleure prise en charge des préoccupations des populations et d’un renforcement des initiatives sociales au niveau local.
À travers le financement des cellules féminines, son ancrage à Kiiray et ses prises de position sur la gestion municipale, Lamine Mané entend ainsi renforcer la présence de Diant Bi à Ziguinchor. Le mouvement mise sur la proximité avec les populations, l’autonomisation des femmes et la massification de ses structures pour poursuivre son développement social et politique dans la capitale du Sud.
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