L’ASC Mlomp a remporté la finale de la zone 13 de Bignona face à l’ASC Dianki, à l’issue de la séance des tirs au but, après un score nul et vierge (0-0) au terme du temps réglementaire. Une rencontre qui a également été marquée par un appel à la paix, à la fraternité et au vivre-ensemble, lancé par Ansoumana Papiss Diémé, parrain de cette finale et maire de la commune de Mlomp
Devant les autorités administratives, politiques, coutumières et religieuses, les responsables sportifs, les dirigeants de clubs et d’associations ainsi que les nombreux supporters, cette affiche a constitué un moment fort de la vie sportive locale. Au-delà de l’enjeu sportif, elle a été l’occasion de mettre en avant les valeurs de discipline, de respect et de cohésion sociale que le football doit promouvoir au sein de la jeunesse.
Dans son allocution, le parrain de la finale a tenu à saluer l’ensemble des acteurs ayant contribué au bon déroulement de la compétition, notamment le comité directeur de la zone. Il a également félicité les équipes de Djimande, Ediamatt, Thiobon, Bessire et Kagnobon pour leur participation au championnat, avant d’adresser ses encouragements aux deux finalistes, l’ASC Mlomp et l’ASC Dianki.
Pour Ansoumana Papiss Diémé, la présence des deux équipes à ce stade de la compétition constitue déjà une victoire, celle du travail, du talent, de la discipline et de l’engagement de la jeunesse. Il a ainsi invité les joueurs et les supporters à faire de cette finale un exemple de fair-play, en privilégiant l’esprit sportif et le respect mutuel, quel que soit le résultat de la rencontre.
« Un seul pays, un seul peuple, une même ambition », a-t-il rappelé, insistant sur la nécessité de préserver l’unité entre les communautés. Le parrain a exhorté les supporters à soutenir leurs équipes avec passion, mais sans violence, en bannissant les insultes, les provocations, les jets de pierres et les bagarres. Pour lui, une rencontre de football ne doit jamais devenir un prétexte à la haine ou à la division.
Dans son discours, il a également souligné que le Sénégal est au-dessus des rivalités politiques, des appartenances et des intérêts personnels. Selon lui, le sport doit rester un puissant levier de rapprochement entre les citoyens et un instrument de consolidation de la paix sociale. Les adversaires sur le terrain doivent, au coup de sifflet final, redevenir des frères, des voisins et des citoyens appelés à vivre ensemble.
Ansoumana Papiss Diémé a par ailleurs plaidé pour une politique au service des populations et un engagement collectif fondé sur le dialogue, le respect, le travail et la solidarité. Se présentant comme un bâtisseur proche de la jeunesse et du mouvement sportif, il a insisté sur la nécessité d’offrir aux jeunes davantage d’opportunités, de formation, d’infrastructures sportives, d’accès à la culture, d’emplois et de perspectives d’avenir.
Il a notamment appelé à faire des terrains de football des espaces de rencontre, de fraternité et de paix, plutôt que des lieux de confrontation. La jeunesse, a-t-il rappelé, doit être une force de construction et non un instrument de division.
Au terme de cette finale, remportée par l’ASC Mlomp aux tirs au but face à l’ASC Dianki, le message du parrain demeure celui du vivre-ensemble. Si une seule équipe pouvait soulever le trophée, l’essentiel, selon Ansoumana Papiss Diémé, était que le football continue de rassembler les populations du Boulouf et de l’ensemble du département de Bignona.
« On peut perdre un match sans perdre son honneur et gagner sans humilier son adversaire », a-t-il laissé entendre dans son appel à la retenue et à la dignité. Une invitation à faire du sport un vecteur d’unité, afin que, bien au-delà des résultats, le Boulouf, la Casamance et le Sénégal continuent de se retrouver autour des valeurs de paix, de respect et de solidarité.
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