Le ministre de la Justice, Me Moussa Sarr, s’exprime lors de la cérémonie d’ouverture de la 89ᵉ session ordinaire de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) organisée à Dakar qui coïncide avec la commémoration du 40e anniversaire de l’entrée en vigueur de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples.
Le Sénégal plaide pour une meilleure mise en œuvre des décisions et recommandations des mécanismes africains de protection des droits humains.
« Une recommandation qui reste sans suite laisse la protection inachevée, et un arrêt non exécuté affaiblit la confiance des citoyens », a-t-il déclaré. Pour le Sénégal, l’efficacité du système africain de protection des droits humains doit se mesurer aux changements concrets apportés dans la vie des populations, au-delà des textes adoptés et des sessions organisées.
Dans son discours, le ministre a insisté sur la nécessité de renforcer l’application des décisions et recommandations de la Commission afin de garantir une protection effective des droits humains en Afrique.
le ministre met en avant plusieurs priorités notamment l’application effective des décisions de la Commission, la protection de l’espace civique, la justice sociale et économique, l’indépendance de la justice ainsi que les nouveaux défis liés à l’intelligence artificielle, aux réseaux sociaux et au changement climatique.
Il insiste sur la nécessité de renforcer le dialogue entre les États et la Commission africaine, tout en encourageant les juridictions nationales à mieux s’approprier la jurisprudence continentale en matière de droits humains. À ce titre, il a évoqué l’atelier régional organisé à Dakar les 9 et 10 juillet dernier sur la question.
Le garde des Sceaux affirme l’importance de l’indépendance de la justice et de la lutte contre l’impunité dans la protection des libertés fondamentales. Il attire l’attention sur les défis posés par l’intelligence artificielle, les réseaux sociaux, les effets du changement climatique et l’apatridie, qui prive encore certaines personnes de l’accès à des droits essentiels.
Le Sénégal réaffirme son engagement à collaborer avec les mécanismes africains pour renforcer la protection de la dignité humaine et l’effectivité des droits sur le continent.
Khady Seck








