Le Syndicat unitaire et démocratique des enseignants du Sénégal (SUDES/ESR) demande des explications au ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation à la suite de la publication de deux communiqués contradictoires concernant la reconnaissance de plusieurs établissements privés d’enseignement supérieur. L’organisation syndicale dénonce une situation qui soulève des interrogations sur la fiabilité des procédures administratives et la gouvernance du secteur.
À l’origine de la controverse, un communiqué publié le 2 octobre 2026 par la Direction générale de l’Enseignement supérieur (DGES), présentant une liste d’établissements privés qualifiés de « non reconnus par l’autorité de tutelle ». Trois jours plus tard, le 5 octobre, un second communiqué est venu rectifier cette annonce, attribuant la première publication à un « dysfonctionnement ».
Cette succession de communications officielles aux messages opposés suscite de vives préoccupations au sein du SUDES/ESR. Pour le syndicat, l’affaire ne saurait être réduite à une simple erreur administrative. Elle met en question les mécanismes de validation, de contrôle et de diffusion de l’information au sein du département ministériel.
Face à cette situation, le syndicat exige que toute la lumière soit faite sur les circonstances ayant conduit à la publication de ces deux communiqués. Il appelle également à l’établissement des responsabilités et à la prise de mesures disciplinaires ou administratives, si des manquements sont avérés.
Toutefois, le SUDES/ESR estime que le rectificatif ministériel ne doit pas détourner l’attention des enjeux structurels liés à la régulation de l’enseignement supérieur privé. Ce secteur, qui occupe une place importante dans l’offre nationale de formation, nécessite, selon l’organisation, un encadrement rigoureux afin de garantir la qualité des enseignements et la reconnaissance des diplômes délivrés.
Le syndicat plaide ainsi pour un renforcement des procédures d’agrément, d’habilitation et d’accréditation, accompagné d’un dispositif permanent de suivi et de contrôle des établissements. Il préconise également une approche plus transparente dans la communication des autorités, en privilégiant la publication régulière d’une liste exhaustive des établissements privés remplissant l’ensemble des conditions réglementaires, plutôt que la diffusion ponctuelle de listes d’établissements non reconnus.
À travers cette prise de position, le bureau national du SUDES/ESR réaffirme son attachement à la bonne gouvernance, à la qualité du service public de l’enseignement supérieur et à la crédibilité des diplômes délivrés au Sénégal. Pour le syndicat, la clarification de cette affaire constitue un enjeu essentiel pour restaurer la confiance et renforcer la transparence dans la gestion du secteur.
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