Convoqué le jeudi 15 octobre 2026 à 15 heures par la Commission d’enquête parlementaire chargée d’examiner les irrégularités alléguées dans la passation et l’exécution des marchés du programme « Un étudiant, un ordinateur », l’ancien ministre Abdoulaye Daouda Diallo annonce qu’il ne pourra pas répondre à cette convocation dans les conditions fixées. Dans une lettre datée du 14 octobre 2026 et rédigée à Boké Dialloube, il soulève notamment des interrogations sur l’objet de son audition, la gestion des archives administratives et la forme de la notification.
Dans son courrier adressé au président de la commission, Abdoulaye Daouda Diallo indique avoir reçu sa convocation par WhatsApp. Il relève que l’audition doit notamment permettre de préciser les circonstances et le fondement de « l’éventuelle autorisation du fonds de garantie constitué en 2012-2013 auprès d’Ecobank ».
Pour l’ancien ministre, cette formulation ne permet pas d’identifier avec suffisamment de précision l’acte sur lequel la commission souhaite recueillir ses explications. Il estime qu’une audition utile devrait reposer sur des faits clairement établis et des pièces préalablement communiquées, afin que la personne convoquée puisse connaître la décision concernée, son implication présumée et les questions auxquelles elle devra répondre.
Abdoulaye Daouda Diallo s’étonne également de la demande qui lui est faite de se présenter avec des actes, notes, documents et autres pièces en rapport avec l’objet de l’audition. Il rappelle que les actes et correspondances produits dans le cadre de ses anciennes fonctions ministérielles relèvent des archives de l’État et restent sous la garde des administrations compétentes.
Selon lui, il revient donc à la commission parlementaire de solliciter les documents nécessaires auprès des services qui les détiennent. L’ancien ministre souligne, à cet égard, qu’un ancien responsable gouvernemental ne saurait être considéré comme le dépositaire personnel des archives de son ancien département.
Au-delà de ces questions de fond, l’ancien ministre critique également les modalités de sa convocation. Il estime que la transmission de la lettre par WhatsApp, accompagnée d’une date et d’un horaire fixés sans concertation préalable, ne correspond pas à la courtoisie institutionnelle attendue dans ce type d’échange.
Il considère qu’une prise de contact préalable, assortie de propositions de dates et d’horaires, aurait permis de tenir compte de ses disponibilités et de préparer l’audition dans des conditions appropriées.
Au terme de son courrier, Abdoulaye Daouda Diallo invite ainsi le président de la commission à prendre acte de son impossibilité de donner suite à la convocation dans les conditions actuellement fixées.
Cette prise de position intervient dans le cadre des travaux de la commission d’enquête parlementaire consacrés aux irrégularités alléguées dans la passation et l’exécution des marchés du programme « Un étudiant, un ordinateur », relevant du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.







