Le débat autour du projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026 suscite des réactions contrastées chez les citoyens. Entre exigences de transparence dans la gestion des deniers publics et inquiétudes liées aux conséquences d’un éventuel blocage institutionnel, les avis divergent sur l’attitude que devraient adopter les parlementaires.
Arona Tamba, professeur d’anglais à la retraite, s’interroge sur le contenu du texte budgétaire. Selon lui, l’enjeu ne se limite pas à son adoption ou à son rejet mais concerne également les modifications apportées au budget initial. Il souhaite savoir quelles dépenses ont été supprimées et lesquelles ont été ajoutées. Il souligne que la gestion des deniers publics doit reposer sur la transparence, la droiture et la justice sociale, des principes qu’il considère essentiels pour répondre aux attentes des populations.
L’ancien enseignant estime toutefois qu’un blocage du pays ne serait dans l’intérêt d’aucun responsable politique. Il appelle à davantage de clarté sur les choix budgétaires, tout en soulignant que les citoyens attendent une gestion responsable des ressources publiques.
Un autre intervenant plaide pour l’adoption du texte afin d’éviter un ralentissement des activités du pays. Il estime que les parlementaires doivent tenir compte des difficultés quotidiennes des Sénégalais surtout celles des commerçants et des familles confrontées aux dépenses courantes. Il s’interroge sur le moment choisi pour soulever certaines questions relatives aux comptes publics, alors qu’Ousmane Sonko occupait auparavant les fonctions de Premier ministre.
Pour cet intervenant, les élus doivent avant tout défendre les intérêts des populations qui les ont mandatés. Il déplore un décalage entre les privilèges dont bénéficieraient les parlementaires et les difficultés rencontrées par une partie des citoyens. Il appelle ainsi les députés à privilégier l’intérêt général dans leurs décisions.
Il critique surtout les risques d’un blocage budgétaire. Il considère que les responsables politiques doivent dépasser leurs intérêts personnels et agir dans l’intérêt du Sénégal. Invoquant les valeurs de patriotisme et de responsabilité. D’après lui les différends politiques ne devraient pas compromettre le fonctionnement du pays ni aggraver les difficultés des populations.
À travers ces témoignages, deux préoccupations ressortent : la nécessité de garantir la transparence dans les choix budgétaires et la crainte que les désaccords politiques n’aient des conséquences sur la vie quotidienne des Sénégalais.
Khady seck stagiaire
Photo Pape Doudou DIALLO







