Le président du Haut Conseil du Dialogue Social (HCDS), Mamadou Lamine Dianté, a exprimé son souhait de voir une issue favorable face au « réchauffement du climat social » au Sénégal. Il s’exprimait le week-end dernier à Saly, lors de la 42e session plénière du HCDS.
Selon lui, cette rencontre se tient dans un contexte marqué par des tensions sociales, notamment dans des secteurs jugés névralgiques comme l’éducation et la santé. « Notre assemblée plénière se tient dans un contexte de réchauffement du climat social avec des tensions dans des secteurs névralgiques que sont l’éducation et la santé. C’est pourquoi nous y avons invité le G7 et And Gueusseum », a déclaré le président du HCDS en marge de la session.
Qualifiant les revendications syndicales d’« incompressibles », Mamadou Lamine Dianté a annoncé qu’une évaluation de la situation sera menée afin de formuler des recommandations susceptibles de contribuer à l’apaisement du climat social.
Cependant, il s’est inquiété de l’éventualité d’une grève générale évoquée par certains syndicats. « Certains syndicats parlent de l’éventualité d’une grève générale qui ne s’est plus produite depuis l’ère de Abdoulaye Wade. Nous devons dépasser cette situation, mais cela passe par des pistes de solutions », a-t-il indiqué.
Le président du HCDS estime qu’une telle grève irait à l’encontre du pacte de stabilité sociale conclu entre les différentes parties prenantes. « Les mandants tripartites — gouvernement, syndicats et HCDS — s’étaient engagés pour une trêve sociale de trois ans, mais cet engagement n’est pas respecté », a-t-il regretté.
Mamadou Lamine Dianté a également alerté sur les conséquences économiques de cette situation, notamment pour le secteur privé. « Le secteur privé est en train d’étouffer du fait de la dette intérieure. Quand le travail n’est pas au rendez-vous, il n’y a pas de création de richesses », a-t-il martelé.
Malgré ces tensions, le président du HCDS s’est félicité de l’installation de plusieurs comités de dialogue social dans certains ministères, notamment ceux de la Justice, de l’Économie et des Finances.
Aboubakry Kane, Emedia Mbour






