L’Intersyndicale du Centre des Œuvres Universitaires de Dakar (COUD) a exprimé, ce vendredi à Dakar, sa vive préoccupation face à la détérioration du climat social au sein des campus sociaux, consécutive aux mouvements de grèves et aux journées sans tickets (JST). Selon elle, ces actions compromettent gravement la sécurité du personnel et portent atteinte aux infrastructures et aux outils de travail mis à la disposition de la communauté estudiantine.
Dans un communiqué rendu public, l’Intersyndicale déplore les interruptions forcées de travail, les menaces, ainsi que les agressions verbales et physiques dont seraient victimes les agents du COUD. Elle condamne également les actes de violence et de vandalisme perpétrés contre les biens de l’institution. Une situation d’insécurité jugée critique, qui ne permettrait plus d’assurer le service public dans des conditions de dignité et de sûreté.
Face à cette réalité, l’Intersyndicale interpelle la Direction du COUD et les autorités compétentes afin qu’elles garantissent la sécurité des travailleurs et des infrastructures. Elle dénonce toute forme d’intimidation visant à contraindre les agents à abandonner leurs postes lors des mouvements d’humeur et réaffirme son soutien total aux travailleurs ayant subi des préjudices moraux ou physiques.
Le collectif syndical rappelle par ailleurs que les grèves répétées observées récemment n’ont aucun lien avec les prestations offertes par le COUD, une structure qui, selon lui, subit injustement les conséquences de ces mouvements.
L’Intersyndicale a toutefois salué les efforts consentis par l’État pour améliorer les conditions de vie des étudiants, notamment à travers l’instauration de tarifs sociaux pour les services universitaires : 50 FCFA pour le petit-déjeuner « NDEKKI », 100 FCFA pour le déjeuner « AGNE », 100 FCFA pour le dîner « REERE », ainsi que 50 FCFA pour l’accès aux soins médicaux. Des mesures qui traduisent, selon elle, une volonté claire de soutenir le pouvoir d’achat des étudiants et de renforcer la dimension sociale des œuvres universitaires.
Malgré ces efforts, l’Intersyndicale juge inacceptable et incompréhensible l’imposition de journées sans tickets. Elle souligne qu’un cumul de plus de dix jours de JST pourrait coûter plus d’un milliard de francs CFA au COUD, un montant jugé insoutenable pour une institution déjà confrontée à un budget déficitaire.
Dans ce contexte, et afin de préserver l’intégrité physique et morale des travailleurs, l’Intersyndicale appelle les agents du COUD à observer un droit de retrait de 48 heures, à compter de ce vendredi 06 février 2026. Cette mesure pourrait être renouvelée si la situation ne connaît pas d’amélioration.
L’Intersyndicale se réserve enfin le droit d’user de tous les moyens légaux pour protéger les travailleurs, tout en les appelant à la solidarité et à la vigilance. Elle réaffirme son attachement au dialogue, au respect mutuel et à la préservation d’un climat paisible au sein de l’université.
Emedia






