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Accueil A L'INSTANT

‎Éditorial – Sur la corde raide

1 heure ago
dans A L'INSTANT, ACTUALITÉS, IDÉES ET OPINIONS, UNE
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‎L’un cultive la pudeur, l’autre joue la discrétion. Le Président Diomaye parle moins. Le Premier ministre Sonko se tait plus. En clair, les deux s’ajustent davantage. Sont-ils restés les mêmes hommes venus de l’opposition et aujourd’hui très haut perchés au pouvoir ? Sans doute une mue s’est-elle opérée en eux ! Laquelle alors ? Face à l’empilement des urgences, ils ont sûrement des approches différentes mais qui peuvent se compléter si la recherche de solutions sous-tend leur ardent désir de réussite. Dès lors, comment s’y prennent-ils quand les priorités se bousculent et que les choix ou les options tardent à se manifester ?
‎
‎Dans les entourages respectifs règne une ambiance à géométrie variable, selon les situations en cours et la solidité des équipes dédiées. En revanche, les circonstances surviennent assez souvent pour modifier les trajectoires initialement empruntées. De part et d’autre, croise-t-on les bras pour espérer des flexibilités ou redoute-t-on des incohérences qui déclenchent la colère des opinions aux aguets ? L’inconfort et l’embarras hantent en permanence les esprits.
‎
‎À cela s’ajoutent les « échos du dehors » qui ruissellent à flots continus, « sans le filtre » pourtant nécessaire afin de démêler le vrai du vraisemblable ! Les faits, adossés aux preuves, exigent un temps conséquent d’élaboration, tandis que les opinions et le sens commun se soustraient à cette exigence pour ne privilégier qu’une logique de construction de l’esprit. Faudra-t-il se hâter lentement sans se précipiter ? Ou simplement jouer la carte du temps avec la lucidité comme boussole ?
‎
‎La sévérité de la conjoncture est désormais admise. Plus personne ne récuse la crise. Elle existe et se propage sans bruit. Le premier à l’admettre est justement le Président de la République lui-même. Lors de son adresse du 31 décembre 2025 à la Nation, il n’a pas mis les gants pour révéler que le Registre national unique (RNU) a élargi sa base de recensement des familles pauvres. Plus d’un million de Sénégalais y ont été inscrits. Très grave. Et trop inquiétant ! Car l’augmentation de la pauvreté signifie la diminution des actifs. Conséquence immédiate : l’élan de solidarité faiblit. À vue d’œil, du reste.
‎
‎Les moyens manquent toutefois pour amortir les chocs. La rhétorique doit être suivie d’actes. D’où le recours quasi instinctif aux emprunts sur les places financières fortes de la sous-région. Dans le dédale de la finance régionale, difficile d’y recourir sur un temps long en raison de la faible mobilisation de l’épargne et de la collecte aléatoire des dépôts. Cette difficulté n’obère pas pour autant la crédibilité du Sénégal, dont la solvabilité rassure encore.
‎
‎Or, en de pareilles circonstances, il y a lieu de surveiller les excès de langage et de privilégier les démarches consensuelles pour donner plus de cohérence aux requêtes à soumettre aux bailleurs et aux partenaires techniques, lesquels restent circonspects pour le moment. De même que les investisseurs potentiels, qui craignent une « illisibilité » accrue de l’environnement et la montée des colères tant dans le monde agricole que dans les syndicats.
‎
‎Les premiers suspectent l’État de rétropédaler sur des engagements initiaux de soutenir la commercialisation de l’arachide et un achat massif des tonnages éparpillés aujourd’hui, faute de points de collecte répertoriés. Les syndicats, eux, n’excluent rien. Les lenteurs dans la satisfaction de leurs revendications pourraient les pousser à extérioriser leurs impatiences, avec un risque de jonction des luttes qui fragiliserait la paix sociale obtenue au prix de lourds sacrifices.
‎
‎Le gouvernement multiplie les sorties médiatiques : un, pour rétablir des « vérités » omises ou oubliées volontairement ; deux, pour réduire les incertitudes en brandissant des « pièces à conviction ». L’objectif consiste à soigner l’image d’ensemble déjà écornée via les réseaux sociaux et par des médias qui relèvent les erreurs et les transforment à dessein en errements tout en grossissant les traits.
‎
‎A-t-on tort ou raison de voir dans ces émotions, souvent fortes et vives, l’expression d’un mal-être ou la manifestation aiguë d’un ras-le-bol ? Beaucoup d’entreprises sont à l’arrêt, notamment dans les BTP. Quand le bâtiment va mal, tout va-t-il mal ? Les fins de mois se bouclent difficilement dans bien des secteurs. Les paysans n’excluent pas de brader leur récolte s’ils ne trouvent pas d’acquéreurs de leurs productions à un prix soutenu.
‎
‎Comment endiguer les éventuelles « révoltes » ? Ne pas être dans le déni. Une telle attitude avantage le gouvernement s’il maintient la concertation avec les acteurs, les vrais, en occultant les intermédiaires, nombreux, inutiles et toujours nocifs. Cette couche, invisible mais présente, agace et encombre à la fois. Ses membres fantasment le monde rural. Ils ne sont jamais au-devant, mais derrière…
‎
‎À force de fréquenter les couloirs du pouvoir, ils savent avec tact identifier les décideurs, les vrais aussi, qu’ils fréquentent avec une telle assiduité qu’ils finissent par s’assimiler en se fondant dans les « gardes rapprochées », par une dissimulation dont ils maîtrisent les codes et les signes d’appartenance. Autrefois, certains ministres s’en accommodaient au vu des facilités que cette faune leur accordait, eu égard à l’épaisseur de leurs carnets d’adresses ou à leur capacité de nuisance supposée.
‎
‎Naturellement, leurs liens avec d’autres « pôles déterminants » leur confèrent une aura qu’ils monnayent au prix coûtant, au détriment des paysans et des opérateurs. Et même de l’État ! Il est temps d’éteindre le feu qui couve. La puissance diffuse qu’ils cristallisent contrarie les pouvoirs publics. Il s’agit très probablement d’une influence nocive qui ravive bien des soupçons de connivence dont il faudrait se débarrasser pour ne pas compromettre la maigre confiance non encore érodée par les vicissitudes des temps présents.
‎
‎Un pouvoir fictif et en trompe-l’œil ne saurait prospérer quand le monde réel s’essouffle et se défraîchit. « Il n’y a de politique qui vaille en dehors des réalités », disait un illustre président de France. À son tour, le président sénégalais doit faire sienne cette assertion et l’adapter au contexte sénégalais truffé de comédie de boulevard qu’affectionnent des saltimbanques.
‎
‎Personne n’a intérêt à ce que la situation de morosité se prolonge indéfiniment. D’autant que les économistes n’arrêtent pas d’alerter sur les risques d’assèchement des finances, nerfs d’une « guerre » de relance économique par les grands chantiers. Le produit intérieur brut se contracte, signe tangible que notre richesse fléchit du fait de l’asphyxie dans bien des secteurs productifs. Les dettes s’envolent.
‎
‎Malgré les griefs formulés, le FMI a le dos large. Il ne se presse pas en sauveur d’une économie « exsangue ». L’institution affiche plutôt une certaine sérénité, ou une sérénité certaine, préférant se garder d’être ostensible dans son intervention pour ne point cristalliser des attentions malveillantes. L’État sénégalais, lui non plus, ne perd pas patience. Il s’oriente vers le monde arabe où, pense-t-il, les pétrodollars sont assez disponibles et surtout flexibles, dans l’optique d’obtenir des facilités qui le soulageraient.
‎
‎Le couple de l’Exécutif a-t-il le sens des priorités et des urgences ? Sûrement. Néanmoins, le duo affiche çà et là des signes d’une nervosité contenue, même si le Premier ministre est conforté dans ses attributions et autres prérogatives. L’humeur de l’opinion reflète les préoccupations du plus grand nombre, inquiet de la fermeture d’entreprises, de la faiblesse de la commande publique et de l’inflation des prix de produits courants.
‎
‎Outre le pouvoir d’achat qui s’érode, il y a un relèvement dissuasif des taux d’emprunt devenus presque inaccessibles dans les banques déjà sur le qui-vive. Il se susurre que le Sénégal détient le record de taxes dans l’espace UEMOA. Ce trophée ne mérite pas d’être hissé au mât !
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‎Autant dire que la complexité commence. L’inversion de la courbe viendrait d’un recentrage salvateur. Autrement dit, le retour à l’État stratège qui protège, facilite et accompagne. Si nous nous vantons de détenir des richesses — pétrole, gaz, minerais rares et métaux précieux — il s’avère judicieux de réveiller le potentiel industriel afin de renouer le Sénégal avec son « glorieux passé » de transformation de ses propres matières premières.
‎
‎À quand la fumée blanche ?
‎
‎
‎Par Mamadou NDIAYE

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