Mbour a célébré le 65e anniversaire de l’accession du pays à la souveraineté nationale, marquant la fin d’une période de six ans d’interruption. À cette occasion, le Préfet de Mbour, en marge de la cérémonie, a exprimé devant la presse sa préoccupation concernant le phénomène de l’émigration irrégulière, appelant à une surveillance accrue des côtes, notamment par l’implantation d’une marine à Mbour.
Ce phénomène semble s’intensifier ces derniers temps, d’autant plus après le tragique chavirement d’une pirogue au large de Mbour, faisant plusieurs disparus. Depuis, une campagne de sensibilisation et de dénonciation a été lancée, bien que ses résultats restent limités.
Le Préfet Amadou Diop, qui a pris ses fonctions le 5 septembre 2024, soit trois jours avant le drame de la pirogue, a évoqué la mise en place d’un comité de pilotage pour lutter contre l’émigration irrégulière. Depuis janvier, la gendarmerie a interpellé 500 personnes dans ce cadre.
Il a également renouvelé son appel à la coopération des populations, les incitant à signaler toute activité suspecte aux forces de sécurité, notamment lorsqu’il s’agit de locations de maisons par des candidats à l’émigration. « Je pense qu’il est nécessaire de renforcer la surveillance côtière. C’est pourquoi je plaide pour l’implantation d’une marine à Mbour », a-t-il ajouté.
Le quartier de Tefess a particulièrement souffert de cette problématique, avec un nombre élevé de jeunes candidats à l’émigration irrégulière ayant perdu la vie en mer. Le phénomène continue de se développer malgré les efforts déployés pour y mettre fin.
Aboubakry Kane, Emedia Mbour