Le ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, Monsieur Amadou Ba, a présidé ce jeudi 9 avril 2026 au Noom Hôtel de Dakar, la cérémonie de lancement des États Généraux de son secteur. Sous l’impulsion de la vision « Sénégal 2050 », cette initiative vise à transformer en profondeur des secteurs qui occupent plus de la moitié de la population active, mais dont la contribution au PIB reste à optimiser.
Interrogé lors de ce lancement, le ministre a rappelé que cette démarche répond à une « directive claire » du Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye. L’objectif est sans équivoque : initier des réformes structurelles profondes pour que la culture, l’artisanat et le tourisme pèsent enfin de tout leur poids dans l’économie nationale.
« Nous avons dans le secteur culturel et artisanal plus de la moitié des actifs de ce pays. Malheureusement, nous peinons à peser positivement sur le PIB à cause de difficultés structurelles », a déploré Amadou Ba.
Un processus inclusif de 60 jours
Ces assises se veulent les plus inclusives possibles. Durant les 60 prochains jours, les acteurs du secteur, les collectivités territoriales, les partenaires institutionnels et le monde universitaire vont se réunir en conclave pour diagnostiquer les limites actuelles et proposer des outils de renouveau.
Plusieurs chantiers prioritaires ont été identifiés par le ministre :
• Culture & Patrimoine : Création d’un nouveau cadre légal pour la sauvegarde du patrimoine et mise en place d’une fiscalité adaptée au cinéma et aux industries créatives.
• Artisanat : Réforme majeure des Chambres de métiers pour en faire de véritables bras techniques et financiers, et transition vers le numérique pour sortir les artisans de l’informel.
• Tourisme : Conquête de nouvelles zones (Delta du Saloum, Casamance) et diversification de l’offre au-delà du balnéaire en s’appuyant sur la richesse culturelle.
Des résultats concrets attendus
Loin d’être un simple forum de discussion, ces États Généraux doivent déboucher sur des mesures « concrètes et réalisables immédiatement », même dans un contexte budgétaire contraint. Le ministre a insisté sur la volonté du gouvernement de passer des « vœux pieux » à l’action directe pour booster la croissance et l’emploi.
Le rendez-vous est donc pris dans deux mois pour la présentation des conclusions de ces travaux, qui devraient, selon les mots du ministre, « impacter ces secteurs sur des générations ».
Emilia Ndiaye, stagiaire








