La plateforme citoyenne NAY LÉER a publié, ce 24 mars 2026 à Dakar, une déclaration appelant à la transparence dans la gestion du Fonds d’Appui et de Développement de la Presse (FADP). Dans un contexte où les autorités affichent depuis deux ans une volonté affirmée de renforcer la reddition des comptes, le collectif estime que cet engagement doit se traduire par des actes concrets.
Se référant aux déclarations récentes du chef du gouvernement sur la bonne gouvernance des finances publiques, la plateforme souligne que la transparence ne saurait rester un simple slogan. Elle rappelle que les promesses faites au nom du principe « Jub, Jubal, Jubunti » engagent à la fois le président de la République et son Premier ministre, et doivent répondre aux attentes des contribuables sénégalais.
Dans cette dynamique, NAY LÉER demande au ministre de la Communication de rendre publique la liste complète des bénéficiaires du FADP, ainsi que les montants alloués à chacun. Selon la plateforme, une telle démarche permettrait d’éviter tout sentiment d’injustice parmi les organes de presse non retenus, tout en facilitant le suivi des engagements pris par certains bénéficiaires, notamment en matière de régularisation du personnel auprès de l’IPRES.
Le collectif insiste également sur l’importance de permettre aux corps de contrôle de vérifier, a posteriori, la validité des documents ayant servi à l’attribution des fonds publics, notamment les contrats de travail, les quitus fiscaux et les attestations administratives.
Au-delà du cas du FADP, la plateforme interpelle officiellement les plus hautes autorités de l’État sur la nécessité de systématiser les missions de contrôle après chaque opération impliquant des deniers publics. Elle appelle enfin les forces vives de la nation à s’impliquer davantage dans le contrôle citoyen et n’exclut pas de saisir les organes compétents pour garantir une gestion transparente des ressources publiques.
La déclaration est signée par le coordonnateur de la plateforme, Babacar Mbaye Ngaraf.
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