Entre menaces d’expulsions et cessions irrégulières, la mairie de Grand-Yoff brise le silence. Face à la presse ce lundi 09 mars, l’équipe municipale a dressé un diagnostic sans complaisance des litiges qui secouent la commune et appelle l’État à une intervention d’urgence.
Le foncier brûle à Grand-Yoff. Ce lundi, la salle de délibération de l’hôtel de ville a servi de cadre à un grand déballage sur l’évolution des dossiers litigieux qui empoisonnent le climat social.
Des sites stratégiques sous pression
La municipalité a énuméré des cas alarmants :
• Khar Yalla : 22 familles sont sous la menace d’une expulsion imminente à cause d’un titre de propriété contesté.
• Stade Municipal : Des emprises de l’infrastructure et des trottoirs auraient été cédés à des particuliers.
• Marché Bignona : Un bail de 500 m^2 a été attribué sur ce site historique occupé depuis 1989.
L’appel à l’arbitrage de l’État
Dénonçant une « insécurité humaine intolérable », la mairie exige la suspension immédiate des attributions sur les équipements publics et réclame un audit technique et juridique de tous les titres émis récemment.
« Grand-Yoff n’est pas une terre sans maître », a martelé le porte-parole, invitant les autorités centrales à privilégier le dialogue pour éviter l’irréparable. Un rassemblement de protestation est déjà prévu ce mercredi au marché Bignona.
Emilia Ndiaye, stagiaire








