L’Alliance des Syndicats Autonomes de la Santé And Gueusseum a dévoilé son neuvième plan d’actions, marqué par une intensification du mouvement d’humeur dans le secteur de la santé. Le directoire de la coalition syndicale prévoit des grèves perlées de 72 heures tous les quinze jours à compter du 8 avril 2026, accompagnées du boycott des activités de supervision, de coordination ainsi que des sessions de formation.
Cette nouvelle étape dans le bras de fer avec l’État intervient, selon les syndicalistes, en raison de « l’inaction du gouvernement » face à leurs revendications. Ils déplorent notamment l’absence de suites concrètes après la séance d’écoute tenue le 14 mars 2026 à la demande du Haut Conseil du Dialogue social.
D’après l’ASAS, la situation actuelle pénalise lourdement les populations, avec des perturbations régulières des soins et services médico-sanitaires. Le collectif évoque notamment 144 heures de perturbations enregistrées au cours du seul mois de mars, en plus des mouvements précédents.
Les responsables syndicaux interpellent directement le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, affirmant que plusieurs correspondances sont restées sans réponse. Ils estiment que le gouvernement s’enlise dans une impasse depuis plus de six mois, tout en critiquant l’approche du dialogue social menée par le Premier ministre, jugée insuffisamment inclusive des syndicats sectoriels.
Par ailleurs, l’organisation appelle à une meilleure prise en compte des revendications liées au paiement de la dette intérieure, notamment en faveur du personnel des établissements publics de santé, des agents administratifs, des chauffeurs contractuels du ministère de la Santé ainsi que des travailleurs des collectivités territoriales.
Dans un ton ferme, l’ASAS And Gueusseum affirme qu’il n’existe « d’autre alternative que la radicalisation dans la durée, si tant est que seule la lutte libère », signalant ainsi sa détermination à poursuivre le mouvement jusqu’à satisfaction de ses revendications.
Emedia








