Les proches du général Omar Cissokho Mballo, ancien président de la Guinée-Bissau renversé lors du coup d’État du 26 novembre 2025, annoncent son retour imminent au pays. Aucune date officielle n’a pour l’instant été communiquée.
Mais selon son entourage, ce retour aurait pour objectif principal de renouer le dialogue avec les différentes forces politiques et sociales, en vue d’une sortie de crise durable. Les mêmes sources indiquent que les autorités de transition, dirigées par le général N’Tam, seraient disposées à accorder une audience à Marciano Silva Barbeiro, mandataire de l’ex-président, ce vendredi 6 février à Bissau.
Une perspective qui suscite déjà de nombreuses réactions dans un contexte politique particulièrement fragile, où la médiation reste principalement centrée sur le retour à l’ordre constitutionnel.
Les partisans de Mballo misent sur son leadership
Pendant ce temps, les partisans du général Mballo, affectueusement surnommé « Saïd Raïs », se disent plus que jamais convaincus que le pays a encore besoin de lui. Ils estiment qu’il pourrait jouer un rôle clé dans la stabilisation du calendrier électoral, alors que les élections présidentielles et législatives sont prévues pour le 6 décembre prochain.
Ses soutiens évoquent également la poursuite des chantiers de développement engagés et espèrent que son retour permettrait de « signer le retour de la Guinée-Bissau sur la scène internationale »
Parallèlement, la médiation internationale se poursuit. L’implication de la CEDEAO, à travers une mission de haut niveau conduite par le président sierra-léonais Julius Maada Bio et le président Bassirou Diomaye Faye du Sénégal, a permis de renouer le fil du dialogue avec les autorités militaires de transition.
Cette dynamique a déjà produit des résultats concrets. Le 31 janvier 2026, la junte a procédé à la libération de plusieurs figures majeures de l’opposition, dont Domingos Simões Pereira et Fernando Da Costa.
La CEDEAO continue de plaider pour la mise en place d’un gouvernement de transition inclusif, ainsi que pour la libération totale de tous les prisonniers politiques encore détenus, condition jugée essentielle pour un retour apaisé à l’ordre constitutionnel.
Seydou Diatta -Emedia Kolda






