Les 11 et 12 février, l’Agence nationale du Conseil agricole et rural (ANCAR) a organisé à Saly un atelier consacré à l’élaboration de la politique et de la stratégie du Conseil agrosylvopastoral et halieutique. Cette rencontre a réuni les principales parties prenantes du secteur afin de faire le point sur l’état d’avancement des travaux et de partager les orientations envisagées.
Bien que le Sénégal se soit doté dès 2004 d’une loi d’orientation agrosylvopastorale et halieutique, le pays ne dispose toujours pas d’un cadre de référence structurant les modalités et l’approche de fourniture des services de conseil aux producteurs. De nombreux acteurs interviennent dans l’appui au monde rural, mais la lisibilité et l’efficacité de l’offre de services restent insuffisantes, selon les constats dressés.
L’atelier de Saly vise ainsi à poser les bases d’une politique nationale cohérente en matière de conseil agrosylvopastoral et halieutique, considérée comme un levier essentiel pour améliorer durablement les performances du secteur agricole.
« C’est en 2004 que notre pays a élaboré la loi agrosylvopastorale et halieutique. Mais il y a eu la nécessité de disposer d’une politique nationale de Conseil agrosylvopastoral et halieutique. Ce Conseil permettra à notre agriculture de décoller durablement », a déclaré Elhadji Faye, Directeur général de l’ANCAR.
Il a également indiqué que les consultants ont soumis une note de cadrage portant notamment sur les rôles et responsabilités des différents acteurs, la professionnalisation du conseil ainsi que la question cruciale de son financement. Autant d’axes jugés prioritaires pour structurer et renforcer l’accompagnement des producteurs à l’échelle nationale.
Aboubakry Kane






