Le Chili a annoncé mardi le retrait de son soutien à la candidature de Michelle Bachelet au poste de secrétaire général des Nations Unies, à l’approche d’un processus électoral qui doit désigner le prochain dirigeant de l’ONU pour un mandat de cinq ans à partir de 2027, selon Reuters.
Cette décision intervient quelques semaines après l’arrivée au pouvoir du président José Antonio Kast, dont l’élection marque un net virage à droite dans le pays. Le nouveau chef de l’État avait à plusieurs reprises critiqué le bilan de l’ancienne présidente et désapprouvé le soutien que lui avait apporté son prédécesseur Gabriel Boric, en coordination avec le Brésil et le Mexique.
Figure de premier plan sur la scène internationale, Michelle Bachelet reste l’une des candidates potentielles à la succession de Antonio Guterres. Elle a notamment été présidente du Chili à deux reprises, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme entre 2018 et 2022, et directrice exécutive de ONU Femmes de 2010 à 2013.
Dans un communiqué, le ministère chilien des Affaires étrangères a expliqué que cette décision reposait sur les équilibres politiques du processus et les divergences entre les acteurs influents, estimant que les chances de succès de cette candidature étaient désormais limitées. Le Chili a également indiqué qu’il ne soutiendrait aucun autre candidat.
Le processus de sélection du prochain secrétaire général de l’ONU prévoit plusieurs étapes, dont des auditions publiques et des votes informels au sein du Conseil de sécurité. En dernière instance, les cinq membres permanents disposant d’un droit de veto devront s’accorder sur un nom avant sa validation par l’Assemblée générale.
Parmi les autres candidats évoqués figurent Rafael Grossi pour l’Argentine, Rebeca Grynspan pour le Costa Rica, Virginia Gamba pour les Maldives, ainsi que Macky Sall, soutenu par l’Union africaine.
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