Le Club des Avocats au Maroc a réagi, ce 26 mars 2026 à Casablanca, à la conférence de presse tenue par le président de la Fédération sénégalaise de football (FSF), en exprimant sa « stupéfaction » face à des propos jugés dénués de fondement juridique. Dans un communiqué officiel, l’organisation estime que le droit a été largement absent de cette prise de parole, critiquant un discours qu’elle qualifie d’émotionnel et inadapté à la nature technique du litige.
Les avocats marocains pointent notamment l’usage d’un langage jugé excessif par le président de la FSF, qui aurait évoqué une « croisade morale et juridique » en référence à un recours devant le Tribunal arbitral du sport. Selon le communiqué, ce type de rhétorique trahit une fébrilité et ne saurait remplacer une argumentation juridique solide. Le collectif critique également les références historiques employées par les conseils sénégalais, estimant qu’elles sont sans lien avec le dossier et traduisent une absence d’arguments de fond.
Sur le plan juridique, le Club des Avocats au Maroc défend la décision rendue en appel, qu’il présente comme une évolution jurisprudentielle importante. Selon lui, cette décision vient combler un vide réglementaire concernant les cas d’abandon de match et s’inscrit dans la continuité des pratiques du Tribunal arbitral du sport. Elle marquerait, d’après le communiqué, un tournant mettant fin à certaines dérives dans le football africain.
Le document revient également sur les déclarations de la FSF concernant l’incarcération de supporters, rejetant toute idée de « chantage politique ». Les avocats marocains rappellent que les faits reprochés seraient appuyés par des preuves vidéo, et insistent sur l’indépendance de la justice marocaine dans le traitement de ce type d’affaires.
Enfin, le Club des Avocats au Maroc souligne que le Maroc a respecté les voies de recours après une première décision défavorable, sans recourir à des prises de position publiques controversées. Il estime que les critiques visant le statut du Maroc comme champion d’Afrique sont infondées, allant jusqu’à affirmer que le royaume est sorti vainqueur de cette bataille sur les plans juridique et institutionnel.
Le collectif conclut en se réservant le droit d’engager toute action légale nécessaire pour défendre l’image du système judiciaire et du sport marocains face à ce qu’il considère comme des attaques sans précédent.
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