Un drame d’une rare violence s’est produit le 4 avril à Nguekokh, précisément dans le quartier Diamaguène, où un garçon de six ans a été retrouvé mort.
La victime, identifiée sous les initiales O. Ba, était élève dans une école coranique. Selon les informations recueillies, l’enfant avait quitté son domicile pour assister au défilé organisé à l’occasion de la fête nationale, mais n’est jamais rentré chez lui.
Son père, Abdoulaye Omar Ba, raconte avoir été alerté en fin de journée par la mère de l’enfant, inquiète de cette absence inhabituelle. « J’étais au travail lorsqu’elle m’a appelé pour me dire qu’il n’était toujours pas rentré. Je suis aussitôt rentré », confie-t-il.
La découverte macabre interviendra plus tard dans la soirée. Aux environs de 21 heures, un voisin policier informe le père du décès de son fils et lui indique que le corps se trouve dans son véhicule.
Sous le choc, Abdoulaye Ba décrit l’état du corps de son enfant. « Quand je l’ai vu, je n’en revenais pas. Ses oreilles et son nez étaient obstrués avec du coton. J’ai également constaté des blessures aux bras, comme s’il avait été lacéré. Je pense qu’il a été étouffé », témoigne-t-il avec émotion.
Ce lundi 6 avril, une vive émotion règne au domicile familial, où proches et voisins se succèdent pour présenter leurs condoléances. Le père, profondément affecté, appelle à faire toute la lumière sur cette affaire. « Je veux que la vérité soit établie. On m’a informé que je ne pourrai récupérer le corps que mardi. J’en appelle aussi à l’aide des bonnes volontés », a-t-il déclaré, s’en remettant à Dieu.
Ce drame intervient dans un contexte d’insécurité persistante dans le quartier Diamaguène, où les habitants dénoncent une recrudescence des vols et des agressions. Une enquête est en cours afin de déterminer les circonstances exactes de ce crime qui a profondément choqué la population locale.
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