Signé le 1er mai 2025 entre le gouvernement, les organisations syndicales et le patronat, sous l’égide du Premier ministre Ousmane Sonko, le Pacte national de stabilité sociale pour une croissance inclusive et durable (PNSS-CID) se positionne comme un levier stratégique pour renforcer la cohésion sociale et soutenir une croissance économique durable sur les trois prochaines années.
Malgré un contexte économique jugé difficile, les autorités sénégalaises poursuivent leurs efforts pour assurer la mise en œuvre effective de cet accord tripartite, visant notamment à améliorer le climat des affaires et à instaurer un dialogue social apaisé.
Ce mardi 17 mars, Ousmane Sonko a présidé une réunion du Comité de pilotage consacrée au suivi du pacte. Cette rencontre a permis d’évaluer les avancées, d’identifier les défis et de définir les perspectives pour consolider un dialogue social constructif au service du développement du Sénégal.
Le président Haut Conseil du Dialogue Social (HCDS) était présent à la rencontrere.Il était accompagné par son secrétaire exécutif, Oumar Fall, ainsi que par Oumar Barry, expert en législation sociale. À l’issue de la réunion, son président, Mamadou Lamine Dianté, s’est félicité des progrès réalisés.
« Il s’agit de la deuxième réunion du Comité de pilotage en l’espace de cinq mois. Elle a permis d’examiner trois points essentiels : l’adoption du plan d’action conjoint, l’état d’exécution des engagements du gouvernement et les 13 mesures correctives prises pour améliorer la gouvernance du pacte. C’est donc un sentiment de satisfaction partagé par l’ensemble des parties signataires », a-t-il déclaré.
Selon lui, ces avancées constituent un pas important vers l’instauration d’un climat social apaisé, favorable à une croissance équitable et durable.
Cependant, en marge des travaux, certaines centrales syndicales ont regretté que ces concertations n’aient pas été initiées plus tôt, estimant qu’elles auraient pu prévenir les mouvements de grève enregistrés ces derniers mois. En réponse, le Premier ministre a annoncé une série de mesures visant à renforcer la communication gouvernementale dans le cadre du dialogue social.
Le président du HCDS a également souligné les efforts déployés dans les secteurs sensibles tels que la santé et l’éducation, marqués par des tensions persistantes.
« Malgré les contraintes budgétaires, le gouvernement a démontré sa volonté de renforcer le dialogue social et de répondre aux préoccupations des partenaires. Des séances d’écoute ont été organisées, suivies de rencontres avec le ministre de la Fonction publique et d’un compte rendu au Premier ministre. Nous nous dirigeons aujourd’hui vers la finalisation des discussions, avec la perspective d’un protocole d’accord pour mettre fin aux crises dans l’éducation et la santé », a-t-il précisé.
Ce processus, désormais engagé dans une phase décisive, nourrit l’espoir d’un consensus durable entre les acteurs sociaux et les autorités publiques, ouvrant la voie à un Sénégal plus stable, inclusif et prospère.
Seydou Diatta -Emedia Kolda








