Le fondateur de Telegram, Pavel Durov, critique WhatsApp et remet en cause la solidité de son chiffrement, accusant l’application de tromper ses utilisateurs sur le niveau réel de protection de leurs communications. Ces accusations s’appuient notamment sur une plainte évoquant la possibilité pour des employés de Meta, des sous-traitants ainsi que des sociétés tierces, comme la société irlandaise de conseil et de technologie Accenture, d’accéder à certains messages sans que les utilisateurs en soient informés.
Selon cette plainte, une « porte dérobée » (backdoor) dans le code source de WhatsApp permettrait à Meta ainsi qu’à ses employés et/ou à des prestataires externes de contourner le chiffrement afin de consulter des messages privés d’utilisateurs. Cette capacité d’accès serait principalement utilisée pour examiner des messages signalés dans le cadre de fraudes ou de violations des règles de la plateforme, mais les employés de Meta, de WhatsApp et d’Accenture disposeraient néanmoins d’un accès large aux messages des utilisateurs.
Le document juridique souligne par ailleurs qu’aucun consentement explicite ne serait demandé aux utilisateurs concernant l’accès à leurs messages privés par des tiers, ceux-ci pouvant être interceptés, lus, stockés ou consultés sans information préalable. Meta présenterait pourtant ses pratiques comme conformes à ses engagements en matière de confidentialité, une position remise en cause par les accusations contenues dans la plainte.
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