Le Front pour une Révolution Anti-impérialiste Populaire et Panafricaine (FRAPP) a exprimé, ce lundi, sa vive inquiétude face à la présence répétée de forces de l’ordre armées à l’intérieur des campus universitaires sénégalais. Dans un communiqué rendu public à Dakar, le mouvement estime que cette situation constitue une atteinte grave à la liberté académique et à la vocation même de l’université.
Selon le FRAPP, le déploiement régulier de policiers dans les espaces universitaires traduit une « militarisation progressive » jugée inacceptable. Le mouvement rappelle que l’université doit rester un lieu de savoir, de débat intellectuel et de formation citoyenne, et non un espace assimilable à une caserne. Il souligne avoir déjà alerté, il y a deux mois, sur cette pratique, sans qu’aucune amélioration n’ait été constatée.
Le FRAPP dénonce également la fermeture, depuis plus de 72 heures, de l’ensemble des restaurants universitaires de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Une situation qui, selon l’organisation, prive de nourriture des centaines d’étudiants résidant sur le campus, aggravant ainsi un climat social déjà tendu.
Face à cette situation, le mouvement exige du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation le retrait immédiat et sans condition des forces de l’ordre des campus universitaires, la priorité accordée au dialogue et à la concertation plutôt qu’à la répression, ainsi que la réouverture immédiate de tous les restaurants universitaires.
« L’université n’est pas une caserne et les étudiants ne sont pas des ennemis de la République », conclut le FRAPP dans son communiqué signé par son Secrétariat exécutif national et daté du 9 février 2026.
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