La Cour d’appel de Rabat a décidé, ce lundi, de reporter au 13 avril prochain l’examen de l’affaire des supporters arrêtés à la suite des violences survenues lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025. La juridiction a toutefois estimé que le dossier est désormais « prêt » à être jugé.
Réunie à Rabat, la Cour a accédé à une demande de la défense, motivée par l’arrivée de nouveaux avocats dans cette affaire suivie de près au Sénégal, en raison de l’implication de plusieurs ressortissants sénégalais. Deux conseils ont récemment intégré l’équipe de défense : un avocat inscrit au barreau de Casablanca et un autre venu d’Italie. Ce dernier représente notamment un supporter sénégalais.
Les avocats ont sollicité un délai afin de prendre pleinement connaissance des dossiers et d’affiner leur stratégie, alors que cette audience constituera la troisième étape de la procédure en appel. Les prévenus sont en détention depuis le 18 janvier, une situation qui suscite des interrogations, notamment du côté des proches et de l’opinion publique sénégalaise.
S’exprimant dans les colonnes de Hespress, Me Jaouad El Benaissi, avocat du supporter français identifié comme « I.M. », a expliqué que ce report est directement lié à l’élargissement de l’équipe de défense. Selon lui, l’intégration de nouveaux avocats, notamment pour les supporters sénégalais, nécessite un temps suffisant pour étudier les pièces du dossier et s’entretenir avec les clients.
L’avocat a également rappelé que la demande de mise en liberté provisoire introduite lors de la précédente audience a été rejetée. Il a estimé que le maintien en détention de son client reste disproportionné, évoquant une accusation liée au jet d’une bouteille d’eau, alors que ce dernier a été acquitté de plusieurs autres chefs d’inculpation.
Pour rappel, le tribunal de première instance de Rabat avait déjà condamné 19 supporters impliqués dans ces incidents liés à la finale de la CAN 2025. Les peines prononcées allaient de trois mois à un an de prison ferme, accompagnées d’amendes comprises entre 1 200 et 5 000 dirhams. Parmi les condamnés figure également un ressortissant français d’origine algérienne.
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