En marge de la Journée mondiale des consommateurs (15 mars), l’UNCS et le RUSP ont marqué les esprits ce mardi 17 mars 2026. Réunis au centre antipoison de l’hôpital Fann, les acteurs de la défense des consommateurs, portés par Jean-Pierre Dieng, appellent à une synergie nationale pour garantir des produits sûrs aux Sénégalais.
Un constat alarmant sur le marché national
Pour Jean-Pierre Dieng, l’accès à des produits de qualité reste, malheureusement, un luxe pour beaucoup. « Chaque jour, des milliers de consommateurs achètent des marchandises qui ne répondent pas aux normes sanitaires, alimentaires ou techniques », a-t-il déploré. Une insécurité qui expose les citoyens à des risques évitables, tant sur le plan de la santé publique que de l’économie familiale.
Accompagné de l’UNCS et de la Force FOGEM, le président du RUSP estime que la dignité du Sénégalais passe par la garantie de ce qu’il consomme. « Ce sujet touche au bien-être et à la dignité de chaque Sénégalais », a-t-il martelé devant une assemblée attentive composée de professionnels du nettoyage et de la restauration.
La sécurité, levier de développement
Loin de se limiter à la simple dénonciation, le plaidoyer s’est voulu constructif. Selon les organisations de consommateurs, l’exigence de transparence et de conformité est une opportunité historique pour l’économie nationale. En élevant les standards, le Sénégal peut encourager ses entreprises à l’innovation et à la rigueur, renforçant ainsi la compétitivité du « Made in Senegal ».
Pour réussir cette mutation, Jean-Pierre Dieng préconise quatre leviers essentiels :
• L’exigence de standards élevés ;
• Le renforcement drastique des contrôles ;
• Le soutien à l’innovation ;
• L’intensification de la sensibilisation sur le terrain.
Un appel à la mobilisation collective
En conclusion de cette rencontre au centre antipoison de Fann, un appel vibrant à la mobilisation a été lancé. Pour le RUSP et ses partenaires, la sécurité des produits ne doit plus être l’exception, mais la règle.
« Cette transformation exige un engagement durable, de la rigueur et de la persévérance », a souligné l’intervention finale. Il s’agit désormais d’un contrat de confiance à bâtir entre l’État, les entreprises et les citoyens pour protéger les générations futures et assurer un développement responsable.
Emilia Ndiaye, stagiaire







