Le coordonnateur du G7 de Bignona, Yancouba Badj, a exprimé, avec « beaucoup de regret mais aussi beaucoup de fermeté », l’indignation des enseignants après le refus du préfet de recevoir publiquement leur mémorandum à l’issue de leur marche.
Selon lui, depuis plus de dix ans, toutes les mobilisations organisées dans le département se sont toujours achevées devant la préfecture, avec la réception officielle du mémorandum par le préfet. Cette fois-ci, bien que la marche ait été autorisée et préparée dans les règles, l’autorité administrative aurait proposé de recevoir uniquement une délégation dans son bureau.
Une proposition rejetée par les syndicats. « Nous ne pouvons pas venir jusqu’au portail de la préfecture et accepter de remettre notre mémorandum à un préfet qui reste dans son bureau. Nous préférons retourner avec notre document », a-t-il déclaré, soulignant que la dignité de l’enseignant « ne se quémande pas ».
Les responsables du G7 estiment que, compte tenu du caractère pacifique, organisé et encadré de la marche, le minimum aurait été que le préfet sorte à la rencontre des manifestants, écoute leurs préoccupations et accuse réception du mémorandum devant la presse et l’opinion. Ils dénoncent ainsi une pratique qu’ils jugent inacceptable et affirment avoir préféré repartir avec leur document plutôt que de le remettre à huis clos.
Par ailleurs, les syndicats ont tenu à préciser que la question des pensions ne pose pas problème tant que les normes sont respectées. En revanche, ils dénoncent les ponctions opérées sur les salaires, qu’ils qualifient de « règlements de comptes », estimant qu’aucun critère légal n’a été respecté dans ces retenues, qu’ils assimilent à la limite à un vol.
S’agissant du suivi du mot d’ordre de grève, le coordonnateur du G7 a salué la forte mobilisation enregistrée à Bignona, qu’il présente comme le premier département à organiser une marche dans le cadre de ce combat. Il y voit la preuve d’une détermination intacte des enseignants à poursuivre le mouvement jusqu’à la satisfaction de leurs revendications par le gouvernement.
Malgré le refus du préfet de les recevoir publiquement, les enseignants affirment rester fermes et déterminés, réitérant leur exigence de respect et de considération dans le traitement de leurs doléances.
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