Le Président de la République a présidé, ce 26 janvier 2026, au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD) à Dakar, la cérémonie d’ouverture de la Réunion de haut niveau préparatoire à la Conférence des Nations Unies sur l’Eau, prévue du 2 au 4 décembre 2026 à Abu Dhabi.
Devant un parterre de ministres, d’ambassadeurs, de représentants d’organisations internationales et de partenaires techniques et financiers, le Chef de l’État a souligné le caractère vital de l’eau, érigée en enjeu majeur de dignité humaine, de santé publique, de stabilité sociale et de prospérité partagée. Il a insisté sur l’urgence d’une action collective face à l’aggravation des crises hydriques et climatiques, rappelant que plus de deux milliards de personnes dans le monde n’ont toujours pas accès à une eau potable sûre, tandis que l’Afrique demeure l’un des continents les plus durement touchés.
Le Président de la République a mis en lumière les liens étroits entre l’eau et le climat, soulignant que le dérèglement climatique perturbe profondément le cycle de l’eau, accentuant sécheresses, inondations et insécurité hydrique, avec des conséquences directes sur l’agriculture, la santé, l’énergie et la stabilité des sociétés. Face à ces défis, il a averti que le coût de l’inaction serait immense, tant en pertes humaines qu’en opportunités de développement et en risques de tensions et de conflits.
Dans ce contexte, il a rappelé que l’Objectif de développement durable n°6, consacré à l’eau et à l’assainissement, constitue un levier central pour l’atteinte de l’ensemble de l’Agenda 2030, tout en reconnaissant que les progrès restent insuffisants à l’approche de l’échéance. Il a également salué la proclamation de l’année 2026 comme « Année de l’Eau en Afrique » par l’Union africaine, ainsi que l’élaboration en cours d’une nouvelle Vision africaine de l’Eau, portée par le Conseil des ministres africains de l’Eau, présidé par le Sénégal.
Réaffirmant l’engagement du Sénégal en faveur de l’hydro-diplomatie, le Chef de l’État a souligné la portée stratégique de la co-organisation de la Conférence des Nations Unies sur l’Eau avec les Émirats arabes unis, un partenariat fondé sur la confiance et la volonté commune de faire de l’eau un facteur de paix, de coopération et de développement durable. Il a insisté sur la nécessité de faire de la Conférence de 2026 un moment décisif, marqué par des engagements concrets, des solutions innovantes adaptées aux réalités africaines, une meilleure coordination des initiatives et une mobilisation accrue des financements, notamment concessionnels.
Le Président de la République a également mis l’accent sur l’importance d’une approche inclusive, valorisant les savoirs endogènes, le rôle des communautés locales et des peuples autochtones, ainsi que la contribution essentielle des jeunes et des femmes, acteurs clés de la gestion et de la préservation des ressources en eau.
Cette réunion de haut niveau, qui se tient sur deux jours à Dakar, vise à consolider une feuille de route structurée autour de six axes majeurs : l’eau pour les populations, l’eau pour la prospérité, l’eau pour la planète, l’eau pour la coopération, l’eau dans les processus multilatéraux et les investissements pour l’eau. Elle constitue une étape déterminante dans la préparation de la Conférence d’Abu Dhabi, appelée à devenir un tournant majeur de l’action internationale en faveur de l’eau et de la résilience climatique à l’échelle mondiale.
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