L’État du Sénégal franchit une nouvelle étape dans la réforme de son système éducatif. Dans le cadre des transformations engagées pour rendre l’école plus équitable, plus inclusive et davantage conforme aux exigences de la scolarité obligatoire, le Ministère de l’Éducation nationale du Sénégal prévoit d’appliquer, à partir de la session 2026, la Directive n°14 issue du Conseil interministériel sur la préparation des examens et concours de 2025.
Cette directive acte notamment la suppression du concours d’entrée en classe de Sixième et introduit de nouvelles modalités d’organisation du Certificat de fin d’études élémentaires (CFEE). Les Inspecteurs sont ainsi appelés à prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer une mise en œuvre rigoureuse de ces mesures dans leurs circonscriptions respectives, en attendant la note de cadrage officielle.
Concernant la fin du concours d’entrée en Sixième, les autorités éducatives misent sur une large stratégie de communication et de sensibilisation à destination des acteurs et partenaires de l’école. Il est également demandé de procéder à un état des lieux des établissements du moyen, notamment en ce qui concerne l’environnement scolaire et les besoins en personnel, afin de garantir un accueil effectif des élèves issus du CM2. Un dispositif de soutien pédagogique en faveur des candidats au CFEE devra être mis en place sans délai, tandis qu’un mécanisme facilitant la transition entre le CM2 et la classe de Sixième devra être élaboré en collaboration avec les principaux de collège.
S’agissant de la gestion du CFEE dans les centres d’examen, les responsables éducatifs devront évaluer le nombre de candidats attendus, la capacité d’accueil des centres ainsi que les effectifs d’enseignants mobilisables pour la surveillance, la correction et le secrétariat. Les ratios retenus prévoient deux surveillants par salle et un correcteur pour 80 copies, avec un plafond fixé à 250 candidats par centre d’examen.
Un schéma de déploiement du dispositif devra être élaboré et partagé avec les acteurs internes, notamment les inspections et structures compétentes. Par ailleurs, les enseignants disposant de compétences en informatique seront identifiés en vue d’être nommés chefs de centre ou assistants chargés de la saisie. Les éventuelles contraintes devront également être anticipées afin de mettre en place des mesures de mitigation appropriées.
À travers cette réforme, les autorités entendent poser les bases d’un système éducatif plus accessible et mieux adapté aux réalités nationales, tout en garantissant une transition harmonieuse vers le cycle moyen pour tous les élèves.
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