L’armée iranienne a vivement réagi à l’annonce d’un éventuel blocus naval américain en eaux internationales, qualifiant cette mesure d’illégale et assimilable à un acte de piraterie. Téhéran met en garde contre une escalade majeure, affirmant que toute atteinte à ses ports entraînerait des représailles d’ampleur dans la région.
Dans une déclaration relayée par la télévision d’État, le commandement central des forces armées iraniennes, Khatam al-Anbiya, a prévenu que si la sécurité des ports iraniens dans le golfe Persique et la mer d’Arabie venait à être menacée, « aucun port du Golfe et de la mer d’Arabie ne sera épargné ».
Cette mise en garde intervient alors que les États-Unis envisageraient, selon leurs autorités, de bloquer l’ensemble des ports iraniens à partir de lundi à 14h GMT, après l’échec des discussions entre les parties en conflit au Pakistan. Le président Donald Trump a également évoqué un blocage du détroit stratégique d’détroit d’Ormuz, un passage crucial pour le commerce mondial des hydrocarbures.
L’Iran dénonce une violation du droit international et qualifie ces mesures de « piraterie », tout en mettant en garde contre les conséquences régionales d’une telle décision.
Malgré cette montée des tensions, le cessez-le-feu conclu la semaine dernière entre les États-Unis, Israël et l’Iran reste pour l’heure en vigueur, sans signe immédiat de reprise des combats.
Dans ce contexte, la circulation maritime dans le détroit d’Ormuz demeure fortement restreinte, et les marchés pétroliers ont réagi par une nouvelle hausse des prix, avec un baril repassant au-dessus des 100 dollars.
Emedia








