À Thiès, SG Sirakhata Gueye, a lu une déclaration au nom du G7, regroupant les syndicats les plus représentatifs de l’éducation, pour dénoncer les menaces voilées, les tentatives d’intimidation et les ponctions jugées injustes sur les salaires des enseignants.
Il a dénoncé un climat de pression entretenu par les sanctions et retenues sur salaire, ainsi que les tentatives visant à opposer les enseignants aux parents d’élèves et à les présenter comme des perturbateurs. « Nous ne sommes ni faibles, ni isolés, ni désorganisés », a-t-il affirmé, rappelant que les enseignants demeurent des bâtisseurs de conscience et des piliers essentiels de la Nation.
SG Sirakhata Gueye a insisté sur le fait que revendiquer dans le respect des lois ne constitue ni un crime ni un acte de rébellion. Exiger l’application d’accords signés relève de la légitime défense de la dignité professionnelle. Il a appelé ses collègues à ne pas céder à la peur, estimant que ceux qui éduquent la jeunesse ne peuvent « vivre à genoux ».
Abordant les ponctions salariales, il a reconnu les difficultés qu’elles engendrent pour les familles, tout en affirmant qu’un salaire amputé ne saurait signifier une dignité diminuée. À ses yeux, un État fort ne sanctionne pas ses enseignants, mais privilégie le dialogue, respecte ses engagements et protège l’école publique.
Le Secrétaire général a également dénoncé les tentatives de manipulation visant à diviser le corps enseignant, à travers des accusations d’irresponsabilité ou de manque de patriotisme. Il a rappelé l’engagement quotidien des enseignants : préparation des examens, encadrement des élèves au-delà des horaires officiels, correction des copies dans l’ombre. « Nous ne sommes pas les ennemis de l’école. Nous sommes l’école », a-t-il souligné.
Face à cette situation, il a appelé à une réponse fondée sur l’unité, la discipline syndicale, la solidarité active et le strict respect du cadre légal. Aucune intimidation ne doit conduire à l’isolement d’un collègue, chaque menace concernant l’ensemble du corps enseignant.
En conclusion, SG Sirakhata Gueye a invité ses collègues à garder confiance, rappelant que les conquêtes syndicales ont toujours exigé patience, courage et constance. Son message était clair : le combat des enseignants ne s’inscrit pas contre la Nation ou l’État, mais pour davantage de justice et d’équité. Convaincu que les enseignants finissent toujours par être entendus parce qu’ils portent l’avenir, il a appelé à rester solidaires, organisés et déterminés pour obtenir justice et préserver la dignité enseignante.
Isidore Alexandre Sène, Emedia Thiès






