Le président américain Donald Trump accentue la pression sur ses alliés et sur la Chine afin qu’ils participent à la sécurisation du trafic d’hydrocarbures dans le détroit d’Ormuz, verrouillé par l’Iran. Cette initiative intervient alors que plusieurs grandes économies mondiales commencent à puiser dans leurs réserves stratégiques pour prévenir un choc pétrolier.
Selon le président américain, les pays qui bénéficient de ce passage maritime stratégique doivent contribuer à garantir sa sécurité. Il souligne notamment que l’Europe et la Chine dépendent fortement du pétrole provenant du Golfe, contrairement aux États-Unis. Washington a par ailleurs annoncé que la marine américaine escorterait prochainement des pétroliers dans la zone.
Dans une interview au Financial Times, Donald Trump a averti qu’une absence de réponse positive pourrait être « très mauvaise pour l’avenir » de l’OTAN. Il a également appelé Pékin à s’impliquer davantage, rappelant qu’une grande partie de ses importations de pétrole transite par ce détroit stratégique. Le président américain a même évoqué la possibilité de reporter une visite officielle prévue en Chine.
Pour l’instant, les réactions des partenaires de Washington restent prudentes. Le Japon, lié par sa Constitution pacifiste, a indiqué qu’il n’envisageait pas d’envoyer des forces militaires dans la zone. L’Australie a également affirmé qu’elle ne déploierait pas de navire dans le détroit.
De son côté, l’Iran a mis en garde les pays qui pourraient répondre à l’appel américain, les exhortant à éviter toute action susceptible d’entraîner une escalade du conflit.
Malgré les tensions, les prix du pétrole semblent se stabiliser autour de 100 dollars le baril après une forte hausse. Les pays membres de l’Agence internationale de l’énergie ont décidé de libérer collectivement 400 millions de barils issus de leurs réserves stratégiques, une mesure inédite dans l’histoire de l’institution.
Sur le terrain, le conflit se poursuit. Au 17ᵉ jour des hostilités, Israël continue ses frappes contre le Liban et la ville de Téhéran, tandis qu’aux Émirats arabes unis l’aéroport de Dubaï a brièvement fermé après l’incendie d’un réservoir de carburant provoqué par une attaque de drone.
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