L’économiste et expert en développement industriel Dr Pape Demba Thiam a livré son analyse des événements survenus à l’Union africaine, après l’échec d’un projet de résolution visant à soutenir la candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations unies.
Selon lui, la procédure de « silence » engagée, qui accordait seulement 24 heures aux États membres pour se prononcer, peut expliquer les réserves exprimées par plusieurs pays. Il souligne que de nombreux États ne sont pas à l’aise avec ce type de mécanisme jugé expéditif, qui ne laisse pas suffisamment de temps pour les consultations et la réflexion.
Dans ce contexte, Dr Thiam propose une lecture moins émotionnelle de la situation. Il estime que la décision de 20 États africains de rompre le silence ne doit pas être interprétée comme un rejet de la candidature de Macky Sall, mais plutôt comme l’expression de leur souveraineté face à une procédure interne à l’Union africaine.
L’analyste rappelle en outre que le processus de désignation du secrétaire général de l’ONU ne dépend pas directement de ce type de validation au niveau continental, soulignant qu’un tel mécanisme n’a ni portée politique ni effet pratique décisif dans la sélection finale.
À l’inverse, il considère que l’absence d’objection de 34 États membres pourrait être perçue comme un signal positif pour le candidat sénégalais. Pour lui, cette situation pourrait même s’apparenter à un « test » concluant, traduisant une certaine adhésion ou, à tout le moins, une absence d’opposition significative.
Enfin, Dr Pape Demba Thiam invite à élargir l’analyse en tenant compte des dynamiques internationales, notamment au sein du Conseil de sécurité des Nations unies, où les grandes puissances disposant d’un droit de veto jouent un rôle déterminant dans la désignation du secrétaire général.
Emedia








