Le pape Léon XIV a nommé Sœur Anne-Béatrice Faye, religieuse sénégalaise, parmi les 19 nouveaux consulteurs du Dicastère pour le dialogue interreligieux. L’annonce a été faite le 19 janvier par la Salle de presse du Saint-Siège, consacrant le parcours et l’engagement d’une figure de premier plan de la vie ecclésiale au Sénégal et en Afrique.
Actuellement responsable de l’Institution de l’Immaculée Conception au Sénégal, Sœur Anne-Béatrice Faye est membre de la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame de l’Immaculée Conception de Castres. Professeure et théologienne reconnue, elle s’est imposée au fil des années comme une référence académique et pastorale, aussi bien au niveau national que continental.
Son parcours universitaire illustre une formation solide et diversifiée. Après des études aux Facultés catholiques de Kinshasa, en République démocratique du Congo, elle a soutenu en 2005 une thèse de doctorat à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Ses travaux de recherche portent notamment sur la promotion des femmes dans les sociétés africaines et leur place dans l’Église.
Sœur Anne-Béatrice Faye a enseigné au Centre Saint-Augustin à Dakar ainsi qu’à l’Institut œcuménique de théologie Al Mowafaqa à Rabat, au Maroc. Elle collabore également avec le Groupe africain de recherche en philosophie interculturelle et a été membre du Conseil académique de l’Institut Al Mowafaqa, contribuant ainsi au dialogue théologique et interculturel.
Très engagée dans le processus synodal, elle a participé aux sessions mondiales du Synode sur la synodalité à Rome entre 2021 et 2024. À la suite de cette expérience, elle a fondé à Dakar l’« École de la synodalité », un programme de formation axé sur l’écoute, le discernement communautaire et la participation des fidèles à la mission de l’Église. Son expertise lui a également valu de siéger à la Commission des théologiens du Vatican pour le Synode, où elle a apporté une contribution remarquée aux réflexions en cours.
Le Dicastère pour le dialogue interreligieux est chargé de promouvoir et de coordonner les relations de l’Église catholique avec les religions non chrétiennes, à l’exception du judaïsme, qui relève du Dicastère pour la promotion de l’unité des chrétiens.
Cette nomination illustre par ailleurs la reconnaissance croissante de l’expertise africaine au sein des instances vaticanes. Deux autres théologiens africains figurent parmi les nouveaux consulteurs : le père André Kabasele Mukenge, directeur du Centre d’études des religions africaines de l’Université catholique du Congo à Kinshasa, et le père Isaac Zachariah Mutelo, professeur à l’Université jésuite Arrupe de Harare, au Zimbabwe.
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